notre devoir envers nos freres syriens par sheikh shuraim

03/09/2013 19:27 par sunnia

http://youtu.be/LEww5F4lGmY

explication d'un hadith

03/09/2013 19:16 par sunnia

Commentaire de shaykh Sa'dî rahimahu Allah

Les savants ont discuté le sens de cette équivalence et son interprétation . L'opinion la plus juste est que cette équivalence est due aux importants enseignements que cette sourate comporte , à savoir les principes de l'unicité d'Allah et les fondements de la foi .

Il faut savoir que les principaux sujets que le Coran aborde se divisent en trois catégories :

1 - Les règles juridiques régissant les pratiques apparentes et cachées , cultuelles ou transactionnelles .

2 - Les récits et histoires des créatures passées ou futures , et celles relatant la destinée des créatures passées ou futures , et celles relatant la destinée des créatures responsables , et la rétribution de leurs oeuvres .

3 - L'unicité d'Allah , la connaissance de Ses noms et attributs , de Son caractère unique et parfait , exempt de tout défaut et de toute ressemblance à Ses créatures .

La sourate : Dis: Allah est Unique aborde ce dernier concept , et comporte tout ce qu'il est nécessaire de croire concernant ce fondement qui est la base sur laquelle reposent tous les autres principes fondamentaux de l'Islam .

C'est pour cela qu'Allah nous a ordonné de réciter cette sourate , d'en connaître le sens , de reconnaître la vérité des propos qu'elle comporte , et de vouer un culte à Allah en croyant en son contenu , et en L'adorant par son biais .

Ainsi , Allah dit dans cette sourate : Dis : Allah est Unique .

Allah : Ce terme désigne la divinité que l'on adore , qui est la seule à mériter tout ce que le mot "divinité" implique , et qui fait d'Allah le Seul méritant adoration , louanges , gratitude , vénération , sanctification , crainte révérencielle et reconnaissance pour Ses bienfaits .

Unique : C'est à dire qu'Il est l'Unique dans Sa perfection , Sa gloire , Sa magnificence , Sa beauté , Sa louange , Sa sagesse , Sa miséricorde et autres attributs de perfection .

Concernant ces attributs , personne ne l'égale , ne Lui équivaut , ou ne Lui est comparable , de quelques manières que ce soit . Il est unique du point de vue de Sa vie , de Son autosuffisance , de Son savoir , de Son omnipotence , de Sa grandeur , de Sa magnificence , de Sa beauté , de Sa louange , de Sa sagesse , de Sa miséricorde et des autres attributs . Sa perfection est la plus complète et cela est vrai pour chacun de Ses attributs.

Son Unicité et Son caractère exclusif se traduisent également par le fait qu'Il est Samad : C'est à dire qu'Il est le parfait Seigneur , le Maître absolu , et tous les attributs de perfection sont Siens . Ses attributs ont atteint un tel summum de perfection sont Siens . Ses attributs on atteint un tel summum de perfection que les créatures ne sont pas capables de les cerner avec le coeur , ni de les exprimer par la langue . Il est Celui vers lequel on se tourne , et auquel on se réfère pour tous nos besoins et dans toutes nos difficultés .

" Tous ceux qui sont dans les cieux et sur terre L'implorent . Chaque jour , Son oeuvre se manifeste ."

(Sourate Ar Rahmân verset 29)

Allah Se suffit à Lui même , tandis que toutes les créatures sont pauvres et par nature dépendantes de lui , car c'est Lui qui les fait exister , leur permet de se développer , et leur donne tout ce dont ils ont besoin à tous les niveaux de leur existence . Personne ne peut se passer de Lui , serait ce pour l'obtention d'une chose aussi négligeable qu'un grain de poussière , et ce dans toutes les situations .

As Samad est un terme qui désigne donc Celui vers lequel on se tourne et se réfère , car Il est parfait , Généreux , Magnanime et Bien faisant .

"Il n'a pas enfanté , pas plus qu'Il n'a été enfanté " : Les créatures ont entre elles une relation de parenté . Certaines sont parentes d'autres , et d'aucunes sont enfantées par d'autres encore . Toute créature est faite à partir de matière . Pour ce qui est du Seigneur , Il ne ressemble en rien à Ses créatures concernant cette caractéristiques , de même qu'Il ne leur ressemble aucunement dans les attributs de déficience qui les définissent .

Allah insiste sur cette pureté et perfection qui sont Siennes , dans le dernier verset : " Et rien ne Lui est équivalent " C'est à dire qu'Il n'a pas d'égal , d'équivalent , de semblable , ni dans Ses noms , ni dans Ses attributs , ni dans Ses actes , ni dans tous Ses droits qui lui sont propres .

Ces derniers concernent deux choses principalement : Son unicité concernant Sa perfection à tous les niveaux , et Son droit au culte exclusif de la part de toutes les créatures .

Une sourate qui contient tant de principes si importants mérite bien de représenter l'équivalent d'un tiers du Coran . Tous les noms parfaits d'Allah qui se trouvent dans le Coran , tous ses vénérables et magnifiques attributs , toutes Ses oeuvres et toutes les conséquences de Ses qualités , viennent détailler les noms que cette sourate a mentionnés . Je dirais même que tout ce que le Coran contient , qu'il s'agisse des actes d'adoration apparents ou cachés , ou de leurs catégories et particularités , vient détailler le contenu de cette sourate .

Et Allah est plus savant

(Source : Shaykh Sa'dî rahimahu Allah : L'explication de 99 Hadiths Concis )

Est-ce que la femme en islam n'est pas plus précieuse que les diamants et les rubis alors qu'elle est la mère de mes enfan

03/09/2013 12:20 par sunnia

Pourquoi la femme musulmane porte-t-elle le voile ?

« Pourquoi voulez vous que ma femme soit en mini jupe ? Pourquoi voulez-vous que ce qui est à moi soit regardé par tout le monde ? Tout ce que Dieu a créé de précieux est difficile à obtenir. Les rubis, les diamants, il faut creuser, creuser et creuser. Est-ce que ma femme n'est pas plus précieuse que les diamants et les rubis alors qu'elle est la mère de mes enfants ? » (Mouhammed Ali)

N'EST CE PAS MAGNIFIQUE

Alexis Carrel, Lauréat du prix Nobel de physiologie et de médecine en 1912 a dit :

"En Islam, la femme est le trésor jalousement défendu par toute la famille: chaque membre y voit l'héritage du passé et la garantie de l'avenir. En Occident, elle est souvent réduite à une marchandise bon marché, manipulée par la publicité et écrasée par le rouleau compresseur de la production et de la consommation."

Une femme est comme un beau diamant. Est-ce qu'on laisserait un diamant précieux se griffer, s’abîmer ou l'exhiber dans la rue? Non. On l'envelopperait avec du velours, tel est le voile qui protège la femme vertueuse qui est plus précieuse que n'importe quel bijoux...

Tawakkol Karman prix Nobel de la paix 2011

Interrogée sur son Hijâb par les journalistes et la façon dont il n'est pas proportionnel avec son niveau d'intelligence et d'éducation, elle a répondu :

"L'homme au début de l'humanité était presque nu et comme son intellect a évolué il a commencé à porter des vêtements.

Ce que je suis aujourd'hui et ce que je porte représente le niveau le plus élevé de la pensée et de la civilisation que l'homme a atteint et n'est pas régressif.

C'est la suppression des vêtements à nouveau qui est régressive remonte aux temps anciens."

«La femme qui se montre est réputée libre; la femme voilée, serve. Celle qui se livre serait délivrée, celle qui se réserve, aliénée. Étrange inversion. (...) L’asservissement est dans l’ouverture, non dans la retenue qui n’est pas un enfermement, mais une liberté gardée. (...) Jambes, croupes, gorges dénudées: offrandes trop coutumières à mes sens blasés. Ah!Le souvenir de mon émoi à la surprise d’une cheville... Je confie ici mon goût de quelques vertus qui furent féminines: la modestie, la pudeur,le silence. Les femmes explicites et sonores me lassent. (...) A cet égard,le voile m’est une promesse.»

[ Marc Bonnant ]

On demanda à un jeune musulman :

- Pourquoi ta femme est-elle voilée ?

Il répondit : Puis-je vous poser une question ?

- Oui bien entendu !

Pourquoi les tableaux de Picasso, etc...sont-ils couverts ?

- C'est parce qu'ils sont des œuvres d'art unique et inestimable.

- Donc, reprit le jeune, vous couvrez une œuvre d'art d'une créature et ma femme se couvre par le voile car c'est une œuvre d'art du Créateur !

« Une musulmane est semblable à un diamant de grand prix et doit être protégée, à l’abri des regards, ce n’est pas un vulgaire objet offert aux regard de tous, et c’est pour cela que le hijâb nous a été prescrit, pour nous protéger. »

"Cette Société voile le cœur et dévoile le corps, l'Islam voile le corps et dévoile le cœur" Effectivement Les femmes ne devraient pas être comme la lune que chacun voit à découvert, mais plutôt comme le soleil qui oblige les yeux à se baisser en voulant l'observer !

Le corps de la femme se doit d'être protégé comme est protégée la perle à l'intérieur de la coquille. La coquille préserve sa beauté, sa préciosité et donc sa valeur.

Si cette perle était exposée à tous et que chacun pouvait poser son regard dessus, penseriez-vous que nous lui accorderions la même importance ?

La perle rare est soignée par ces quelques privilégiés qui sont à à chaque fois étonnés de sa luminosité. Une clarté et une lumière acquises seulement derrière le rempart de la pudeur, le bouclier de la pureté, la carapace de la vertu, et la coque de la discrétion. (Sharaf ad-dyn)

Mon père nous a regardés attentivement. Il m'a assis sur ses genoux et a dit quelque chose que je n'oublierai jamais.

Il m'a dit : "Hana, tout ce que Dieu a créé de précieux dans ce monde, est couvert et protégé. Où trouves-t-on les diamants ? Au fin fond de la terre, couverts et protégés.. Où trouve-t-on les perles ? Au fin fond de l'océan, couverts d'une belle coquille.. Où trouve-t-on l'or ? Au fin fond des mines, couverts par des couches de rochers.. et dans tous les cas, il faut travailler fort pour atteindre ces précieux trésors..

Il m'a regardé puis a poursuivit :

"Ton corps est sacré. Tu es beaucoup plus précieuse que des diamants des perles ou de l'or, et tu devrais être couverte aussi" >>

Passage tiré du livre : Plus qu'un Héros : les Leçons de Vie de Muhammad Ali Par les Yeux de Sa Fille.

Tu es toujours pas convaincu ?

Le Voile, en dépit de ce que disent les gens qui suivent leurs passions, est une obligation religion décrétée dans le qurân.

Dans un premier temps le verset 1 de la sourate an-noor(la lumiere) rend compte du caractère obligatoire de l'application de cette sourate :

24.1 : Voici une Sourate que Nous avons fait descendre et que Nous avons imposée, et Nous y avons fait descendre des versets explicites afin que vous vous souveniez".

Or dans la même sourate Allah 'azzawajal dit :

24.31.
"Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu'elles rabattent leur voile sur leurs poitrines; et qu'elles ne montrent leurs atours qu'à leurs maris, ou à leurs pères, ou aux pères de leurs maris, ou à leurs fils, ou aux fils de leurs maris, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs sœurs, ou aux femmes musulmanes, ou aux esclaves qu'elles possèdent, ou aux domestiques mâles impuissants, ou aux garçons impubères qui ignorent tout des parties cachées des femmes. Et qu'elles ne frappent pas avec leurs pieds de façon que l'on sache ce qu'elles cachent de leurs parures. Et repentez-vous tous devant Allah, ò croyants, afin que vous récoltiez le succès."

Donc on constate bien que le port du voile est un ordre (ifrad) qu'Allah (soubehâna wa ta'âla) adresse envers les croyantes !

en plus de ça, même dans la bible il y est stipulé qu'il faut mettre le hijâb !!!

Nouveau Testament :

"1Co 11:5 Toute femme qui prie ou prophétise le chef découvert fait affront à son chef ; c'est exactement comme si elle était tondue. "

"Si une femme n'est pas voilée, qu'elle se coupe les cheveux. Or, s'il est honteux pour une femme d'avoir les cheveux coupés ou d'être rasée, qu'elle se voile. L'homme ne doit pas se couvrir la tête, puiqu'il est l'image et la gloire de Dieu, tandis que la femme est la gloire de l'homme. En effet, l'homme n'a pas été tiré de la femme, mais la femme a été tirée de l'homme (...). C'est pourquoi la femme doit avoir sur la tête une marque de l'autorité dont elle dépend."

évangiles, première épître aux Corinthiens I,11. Il a été écrit par Paul, apôtre et fondateur de l'église chrétienne.

Ancien testament :

Lv12:1à Lv12:7

Yahvé parla à Moïse et dit :

Parle aux Israélites, dis-leur : Si une femme est enceinte et enfante un garçon, elle sera impure pendant sept jours comme au temps de la souillure de ses règles.

Au huitième jour on circoncira le prépuce de l'enfant

et pendant trente-trois jours encore elle restera à purifier son sang. Elle ne touchera à rien de consacré et n'ira pas au sanctuaire jusqu'à ce que soit achevé le temps de sa purification.

Si elle enfante une fille, elle sera impure pendant deux semaines, comme pendant ses règles, et restera de plus soixante-six jours à purifier son sang.

Quand sera achevée la période de sa purification, que ce soit pour un garçon ou pour une fille, elle apportera au prêtre, à l'entrée de la Tente du Rendez-vous, un agneau d'un an pour un holocauste et un pigeon ou une tourterelle en sacrifice pour le péché.

Le prêtre l'offrira devant Yahvé, accomplira sur elle le rite d'expiation et elle sera purifiée de son flux de sang. Telle est la loi concernant la femme qui enfante un garçon ou une fille.

En outre saviez vous que jusqu’aux années 1950, il était inconcevable pour une femme qu'elle puisse sortir dehors avec un pantalon et sans porter des vêtements amples et larges. Car à cette époque les gens avaient un minimum de valeurs morales. Et dans une époque comme la notre, où la corruption et la perversion ont atteint un stade énorme et catastrophique, là où l'absence de pudeur est incommensurable ..il n'y a pas de mot tellement la situation est triste! Et bien le seule moyen de protéger la perle est d'enfiler la coquille !

Sourate At-talaq versets 2-3

Et quiconque craint Allah, il lui donnera une issue favorable, et lui accordera Ses dons par [des moyens] sur lesquels il ne comptait pas. Et quiconque place sa confiance en Allah, Il [Allah] lui suffit.

sourate 42 verset 30. Tout malheur qui vous atteint est dû à ce que vos mains ont acquis. Et Il pardonne beaucoup.

la femme sourde , , aveugle et handicapée muette

02/09/2013 21:26 par sunnia

 














"






Au 1er siècle de l'hégire dans la ville de Koufah, dans une de ses rues, un homme nommé Sabeth marche sous un soleil brûlant en plein midi. Il arrive dans un jardin et voit une pomme tombée à terre. Il la ramasse, et en mange la moitié.

Puis il se rappelle qu'il n'a pas le droit de faire cela, et se blâme d'avoir mangé la moitié de cette pomme. A ce moment survient le jardinier, et Sabeth lui dit :

" Je vous demande pardon, pour la moitié que j'ai mangé ; tenez, je vous rends ce qui reste de la pomme. "

Le jardinier dit : " Je ne suis pas le propriétaire du jardin, et je n'ai pas le pouvoir de vous accorder le pardon. "

" Qui est le propriétaire alors ? " demanda Sabeth

Le jardinier lui montre sa maison. Sabeth va le voir et lui raconte ce qui s'est passé.

Le propriétaire dit : " Je vous pardonne à une seule condition. Si vous l'acceptez vous êtes pardonné, sinon vous me rendrez des comptes au jour du jugement dernier devant Celui qui veille tout le temps et qui n'oublie rien. "

Sabeth se met à trembler de tout son corps, de peur que la condition ne soit trop dure.

" Quelle est cette condition ? " Demanda t-il. - " Je veux vous donner ma fille en mariage." Répondit le propriétaire.

" Est ce là une condition ? C'est plutôt un prix de mérite et une récompense d'encouragement. "

Mais le propriétaire du jardin poursuit aussitôt : " Je vais vous décrire ma fille : Elle est aveugle ; sourde ; muette ; handicapé. " " Elle ne peut ni entendre " " Ni parler " " Ni voir " " Ni marcher " " Si vous la prenez pour épouse, je vous pardonne, sans cela vous ne pouvez bénéficier de mon pardon. "

Sabeth réfléchit longuement, la tête baissée. Puis dit : " Je l'épouserai. Et maintenant pardonnez moi. Je la servirai devant Allah Tout Puissant. "

Le propriétaire fait venir deux compagnons du Prophète pour être les témoins du mariage. Puis arrive le jour du mariage. Le père de la fille dit : " Je vous ai préparé une chambre dans ma maison. " Ensuite il introduit sa fille dans la chambre et Sabeth entre a son tour. Et il la voit assise, il lui adresse le salut conformément aux préceptes de l'Islam.

Son père avait dit qu'elle était aveugle, muette, sourde, et handicapé. Or elle répond à son salut, puis se lève, et lui serre la main. Il constate alors qu'elle n'est ni aveugle, ni sourde, ni muette, ni handicapé.

Il lui dit : " Expliquez moi ! Je ne trouve rien en vous de ce que votre père m'avait raconté."

Elle lui répond : " Mon père ne vous a pas menti : "

" Il a dit que je ne voyais pas, et effectivement, je suis aveugle à tout ce qui puisse provoquer la colère d'Allah Tout Puissant. " { Et dis aux croyantes de baisser leurs regards [...] ** [ Sourate 24. verset 31 ]

" Il vous a dit également que j'étais sourde et effectivement ; mes oreilles n'ont jamais entendu une médisance, ni une diffamation, ni une frivolité, ni une futilité. " { Ceux qui ne donnent pas de faux témoignages; et qui, lorsqu'ils passent auprès d'une frivolité, s'en écartent noblement ** [ Sourate 25. verset 72 ]

" Il vous à dit que j'étais muette et effectivement ; Je n'ai jamais prononcé une parole susceptible de susciter la colère d'Allah . Je suis muette à tout ce qui peut me divertir de ma vocation d'Allah . { Ô vous qui croyez! Craignez Allah et parlez avec droiture. afin qu'Il améliore vos actions et vous pardonne vos péchés. Quiconque obéit à Allah et à Son messager obtient certes une grande réussite.** [ Sourate 33. versets 70-71 ]

Il vous a dit que j'étais handicapé et effectivement ; Je ne fréquente aucun lieu qui ne donne pas satisfaction à Allah. Je vais seulement à la mosquée et accomplir de bonnes oeuvres." " Mon père n'a pas menti mais a bien dit la vérité. "

Sabeth la regarde alors, et la trouve d'une beauté éblouissante, puis il consomme le mariage. Savez-vous quel fils Allah leur a donné ? Il a donné naissance au grand imam Abou hannifa .

La bonne terre fournit une bonne récolte par la permission d'Allah , et la terre ingrate ne donne que peu de récolte. Cet exemple montre que l'Islam ne court pas après les apparences et la tromperie, mais s'attache aux valeurs, aux idéaux et à la moralité.

 

Il n? y a personne parmi vous qui ne passera pas par l?enfer ? » (Shaykh Al Albanî)

02/09/2013 20:57 par sunnia

Question : Le Très Haut a dit : " Il n'y a personne parmi vous qui ne passera pas par (l'enfer) , car (il s'agit là) pour ton Seigneur d'une sentence irrévocable " . Quel est l'avis prépondérant par rapport à l'éxégèse de ce passage ?

Réponse : L'avis le plus probant est "l'entrée" , comme l'explique certain nombre de textes authentiques . Entre autres , le sahih Muslim relate un hadith ou le Prophète sallallahu 'alayhi wa sallam affirme :

Aucun participant au serment sous l'arbre n'entrera en enfer

Hafsa s'exlama : Comment cela , ô Messager d'Allah , alors qu'Allah a dit : " Il n'y a personne parmi vous qui ne passera pas par (l'enfer) , car (il s'agit là) pour ton Seigneur d'une sentence irrévocable

Le prophète sallallahu 'alayhi wa sallam répondit : Lis la suite !

"Ensuite , Nous délivrerons ceux qui étaient pieux et Nous y laisserons les injustes agenouillés "

Le point à retenir du hadith est on ne peut plus clair : Lorsque le Prophète sallallahu 'alayhi wa sallam annonça qu'aucune personne des gens d'Al Hudaybiya n'entrera en enfer , la question posa problème à Hafsa . Il y avait pour elle une équivoque par rapport à sa compréhension litérale du verset précédent :

" Il n'y a personne parmi vous qui ne passera pas par (l'enfer) "

C'est à dire : qui n'y entrera pas .

Elle ne put concilier sa compréhension et la déclaration du Messager d'Allah sallallahu 'alayhi wa sallam selon laquelle personne parmi les gens de l'arbre , les participants au serment de l'agrément , n'entrera en enfer . Il y eut donc contradiction entre le hadith du Prophète et l'entendement de Hafsa . Elle avait bien compris la première partie du verset , qui pour elle , voulait dire :

Il n'y a personne qui n'y entrera pas

Par conséquent , comment pouvait-elle établir la concordance avec le hadith :

Aucune personne parmi les gens de l'arbre n'entrera en enfer

Nous constatons ici que le Messager a donné raison à Hafsa quand elle a saisi que "passer par " signifiait "entrer" . Il a ensuite dissipé le doute en complètant le verset :

"Ensuite , Nous délivrerons ceux qui étaient pieux et Nous y laisserons les injustes agenouillés "

En somme , tous les humains , les pieux comme les impies , entreront réellement en Enfer , sauf qu'il existe une différence fondamental entre les uns et les autres . Les pieux ne feront que passer par l'Enfer tandis que les impies y chuteront pour y subir le châtiment .

Ce sens , si évident dans le hadith de Hafsa , est conforté par un autre hadith rapporté dans les deux sahih par Abû Hourayra :

" Le Messager d'Allah sallallahu 'alayhi wa sallam a dit : Il n'est pas deux musulmans ou un couple qui perdent trois enfants qui n'ont pas atteint la puberté sans que jamais ils ne soient touchés par l'enfer , sauf dans la mesure de l'accomplissement de la promesse "

Cette promesse se trouve dans le verset précédent : " Il n'y a personne parmi vous qui ne passera pas par l'enfer"

Dans ce hadith , le Messager d'Allah sallallahu 'alayhi wa sallam atteste du mérite de deux époux qui font preuve de patience face au décret d'Allah , qui a choisi pour Lui trois de leurs enfants qui n'ont pas atteint l'âge de la responsabilité légale . S'ils sont satisfaits de ce décret , jamais ils ne seront touchés par l'enfer ,sauf dans la mesure de l'accomplissement de la promesse . C'est à dire passer en enfer , comme le souligne le hadith de Hafsa . Voilà l'avis correct qu'il convient d'adopter sans hésitation par rapport à l'exégèse du noble verset .

On compte un autre hadith très explicite , mais dont la chaine de transmission est faible , même si celui ci est rapporté par Al Hâkim dans al Mustadrak . Il est connu pour son laxisme dans sa transmission de hadith dans cet ouvrage . D'après Jâbir ibn 'Abd Allah al Ansarî , un homme le rencontra en chemin et lui dit :

Nous étions dans une assemblée et nous abordâmes ce verset : " Il n'y a personne parmi vous qui ne passera pas par (l'enfer) , car il s'agit là pour ton Seigneur d'une sentence irrévocable " L'assistance divergea sur l'interprétation du verset en émettant trois avis .

En entendant ces mots , car l'homme qui l'interrogeait sur le sens du verset le considérait en tant que Compagnon du Messager , si la narration s'avérait authentique , Jâbir mit ses doigts dans ces oreilles en s'exclamant :

Qu'elles deviennent sourdes , si je n'ai pas entendu le Messager d'Allah dire : "Il ne subsistera aucun homme pieux ou pervers qui n'y entrera . Ensuite , il sera froid et salutaire comme il le fut pour Ibrâhim .

Ce hadith a une assise faible , mais il est authentique sur la base des deux autres hadiths précédents .

(source : Shaykh Al Albanî rahimahu Allah : Extrait fatwas contemporaines p.69)

l'anthé-christ

02/09/2013 20:30 par sunnia

Vendredi 10 février

« Quelques éclaircissements quant à la grande discorde [fitnah] du « Massîh ad-Dadjâl » [L'antéchrist] »
 - Par L'Imâm SHeikh Ibn 'Uthaymîne
 
Question :
Est-ce que « ad-Dadjâl » [L'antéchrist] est actuellement présent [parmi nous] ?
Réponse :
« Ad-Dadjâl » n'est pas actuellement présent, car certes le Messager (sallallahu 'alayhi wa sallam) s'est adressé aux gens à la fin de sa vie et a dit : « Eh bien ! Après cent années [100 ans] aucun de ceux qui sont aujourd'hui sur terre, ne sera plus. »Rapporté par al-Bukhârî - n°564 Et cela est une information ; une information du Messager (sallallahu 'alayhi wa sallam). Et il n'y a pas de mensonge [Kadhâb] qui entre en lui, car il a reçu « al-Wahî » [la révélation] et parce que le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) n'a pas connaissance de ce qui est lié au monde de l'invisible [al-Ghayb] de ce genre, et il [ad-Dadjâl] n'est pas présent, mais Allâh l'enverra (le Dajjaal) quand Il le voudra.
Rapporté par al-Bukhârî - n°564 Madjmu' Fatâwa de SHeikh Ibn 'Uthaymîne, vol-2 p.19-20

Question :
A quel moment « al-Massîh ad-Dadjâl » sortira ?
Réponse :
La sortie du « Dadjâl » fait partie des signes de l'heure dernière [as-Sâ'ah], mais n'est pas déterminée [à un temps précis]. Car nul ne sait quand sera l'heure dernière si ce n'est Allâh, et il en est de même des signes excepté ce qui est déjà apparu. Ainsi, la sortie [de l'antéchrist] nous est inconnue, mais nous savons qu'elle fait partie des signes de l'heure dernière.Madjmu' Fatâwa de
Madjmu' Fatâwa de SHeikh Ibn 'Uthaymîne, vol-2 p.14.

 Question :
À quoi est-ce que « ad-Dadjâl » appellera ?
Réponse :
Il est raconté que la première des choses à laquelle il appellera ce sera l'Islâm, et il se dira Musulman [Muslim]. Et il défendra l'Islâm. Après cela, il réclamera la prophétie et il se dira être prophète. Et après cela il prétendra être « ilah » [divinité] et cela est à la fin de son appel. Cela a été le commencement de l'appel de « Fir'awn » [pharaon] qui était l'appel à la seigneurie [ar-Rouboubiyyah].
Madjmu' Fatâwa de SHeikh Ibn 'Uthaymîne, vol-2 p.15.

Question :
Est-ce que « ad-Dadjâl » fait partie des enfants d'Adam ?
Réponse :
« Ad-Dadjâl » fait partie des enfants d'Adam [de l'espèce humaine]. Certains savants ['Ulémâ] ont dit : « Il est un Chaytân [Satan] ». D'autres [des savants] ont dit : « Son père est humain et sa mère est un Djinn ». Et ces paroles ne sont pas authentiques. Ainsi, ce qui est le plus vraisemblable, c'est que « ad-Dadjâl » fait partie des enfants d'Adam et qu'il a besoin de manger, de boire et autre que cela. Et c'est la raison pour laquelle 'Issâ ('alayhi as-sallam) le tuera de manière ordinaire, comme l'espèce humaine est tuée.
Madjmu' Fatâwa de SHeikh Ibn 'Uthaymîne, vol-2 p.19

 Question :
Concernant « Ad-Dadjâl » ? Pourquoi est-ce que les Prophètes ont mit en garde contre lui alors qu'il ne sortira pas, si ce n'est à la fin de temps ?
Réponse :
La plus grande des « fitnah » [discorde - désordre] sur le visage de la terre depuis la création d'Adam jusqu'à l'heure dernière, c'est la « fitnah » du Dadjâl comme le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) l'a dit. C'est pourquoi il n'y a aucun Prophète, depuis Nûh à Muhammad (sallawat Allâhu 'alayhîm wa sallam) qui n'ait prévenu son peuple à son sujet, comme étant une grande discorde et mettant en garde contre lui. Bien qu'Allâh sache qu'il ne sortira pas si ce n'est à la fin des temps. Cependant, Il a ordonné que les Messagers mettent en garde leurs peuples à son sujet afin qu'ils prennent conscience de la gravité de la situation le concernant. Il a certes été authentifié que le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) a dit : « S'il [Ad-Dadjâl] sort alors que je suis encore parmi vous, alors je vous suffirai contre lui, autrement dit, chaque homme devrait prendre soin de lui-même, et Allâh prendra soin de chaque Musulman. » Rapporté par Muslim.

Quel bon Calife [Khalîfah] que notre Seigneur - Djala wa 'Alâ.

Certes ce « Dadjâl » est une grande affaire, plus encore, elle constitue la plus grande « fitnah » comme cela a été rapporté dans le hadîth de la création de Adam jusqu'à l'heure dernière. Aucun trouble [discorde] n'a été précisé concernant cette vie, pour lequel la recherche de refuge [auprès d'Allâh] a été faite dans la prière [comme celui de l'antéchrist] où l'on dit : « A'oûdhu-Billeh min 'adhâb il-Djahannam, wa min 'adhâb il-Qabr, wa min fitnat il-mahyâ wal-mamât, wa min fitnat il-Massîh il-Dadjâl »je cherche refuge auprès d'Allâh contre le tourment de l'Enfer, et le tourment de la tombe, et contre la discorde de vie et de la mort, et la discorde de l'antéchrist .
En effet, « ad-Dadjâl » provient de « dadjl » qui signifie « Tamwîh » [camouflage - mascarade - falsification] parce qu'il est un falsificateur. En effet, il est le plus grand falsificateur et le plus mauvais menteur de tous les gens.
Madjmu' Fatâwa de SHeikh Ibn 'Uthaymîne, vol-2 p.13-14

Athar sur la fréquentation du gouverneur [Sultan] et le statu légal [Houkm] concernant leur visite

01/09/2013 12:11 par sunnia

 Athar sur la fréquentation du gouverneur [Sultan] et le statu légal [Houkm] concernant leur visite

 Par l’imam As-Souyouti

 Al Ghazâlî -qu’Allâh lui fasse Miséricorde-  a consacré un chapitre dans son livre Al Ihyâ’ au sujet de la fréquentation des sultans et le Houkm (statut) légal concernant le fait de s’asseoir avec eux et d’entrer chez eux, il dit : « Sache que tu as le choix entre trois situations avec les émirs et les califes injustes : la première qui est la pire est de rentrer chez eux, la deuxième qui est moindre est qu’ils viennent chez toi, la troisième qui est la plus prudente est que tu t’écartes d’eux, que tu ne les vois pas et qu’ils ne te voient pas.

 Quant à la première situation qui est le fait de rentrer chez eux, elle est très condamnable dans la législation et a fait l’objet de beaucoup de critiques et de reproches relatés dans les récits et les Âthâr que nous allons rapporter par la suite afin que tu saches que la législation condamne cela. Puis nous préciserons ce qui fait partie de l’interdit, ce qui est permis et ce qui est détestable selon ce que la fatwa requerra d’après la science apparente.

 Al Ghazâli -qu’Allâh lui fasse Miséricorde-  relata ensuite beaucoup de Ahâdîth et de Athâr que nous avons déjà mentionnés.

 Et parmi ce qu’il a cité et qui n’a pas été déjà précédé est cette parole de Soufyân -qu’Allâh lui fasse Miséricorde- : « Il y a dans la géhenne un fleuve habité uniquement par les lecteurs qui rendent visite aux rois. »

Ainsi que la parole d’Al Awzâ‘î : « Il n’y a rien de plus détesté par Allah qu’un savant qui rend visite à un calife. »

 Ishâq -qu’Allâh lui fasse Miséricorde-  dit aussi: « Qu’il est répugnant de trouver chez l’émir un savant dont on a cherché à assister l’assemblée et qu’on a trouvé absent. »

 J’entendis dire : « Si vous voyez le savant rendre visite au sultan alors soupçonnez-le au sujet de votre religion. Je ne suis jamais rentré chez ces gens-là sans faire un examen de mon âme à la sortie et je l’examine en profondeur même si je les affronte avec dureté et que je contredis leurs passions ».

 Sa‘îd Ibn Al Moussayib -qu’Allâh lui fasse Miséricorde-  faisait du commerce d’huile et disait : « Il y a en ceci ce qui nous dispense (d’avoir recours aux) sultans ».

 Wahb -qu’Allâh lui fasse Miséricorde- a dit : « Ceux qui rentrent voir les rois sont plus nuisibles à la Oumma (communauté) que les personnes s’adonnant aux jeux de hasard ».

 Mohammed ibn Maslama -qu’Allâh lui fasse Miséricorde-  a dit : « Les mouches sur les restes de nourriture sont meilleures qu’un lecteur à la porte de ces gens-là ».

 Quand Az-Zahrî s-qu’Allâh lui fasse Miséricorde-  e mit à fréquenter le sultan, un frère dans la religion lui écrivit afin de le conseiller :

 « Qu’Allah nous préserve des Fitan ainsi que toi ô Abâ Bakr, tu t’es mis dans une situation où il convient à celui qui te connaît d’invoquer pour toi et d’implorer la miséricorde d’Allah sur toi.

 Tu es devenu vieux et les bienfaits d’Allah t’ont alourdi alors qu’Il t’a accordé la compréhension de Son Livre et t’a appris la Sounna de son Prophète -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallam-. Ceci n’est pas l’engagement que les savants ont pris envers Allah.

 Sache que le plus aisé de ce que tu as commis et le moins grave de ce que tu as porté (comme fardeau) est d’avoir tenu compagnie à celui qui est injuste et que tu as facilité la voie de l’égarement, tu as donné de l’importance à celui qui n’a pas rendu aux gouvernés leurs droits, et qui n’a pas délaissé le faux alors qu’il t’a rabaissé.

 En effet, il t’a pris comme pôle autour duquel tourne le moulin de leur injustice, un pont à travers lequel ils traversent en direction de leur affliction et une échelle par laquelle ils montent vers leurs égarements.

 Par ta faute, ils ont semé la suspicion au sujet des savants et ont meurtri les cœurs des ignorants.

 Ce qu’ils ont construit pour toi est insignifiant par rapport à ce qu’ils ont ruiné en toi. Comme sont nombreuses les choses dont ils t’ont dépossédé en corrompant ta religion. Qu’est-ce qui te garantit de ne pas faire partie de ceux au sujet desquels Allah a dit :

 « Vinrent à leur suite d’autres générations qui délaissèrent la prière et suivirent leurs passions »[1] ?

 Tu as affaire à quelqu’un qui n’est pas ignorant, et ceux qui ont appris de toi ne sont pas insouciants, soigne donc ta religion car s’y est introduite une maladie et prépare ta provision car va survenir un voyage lointain, et rien n’échappe à Allah dans les cieux et sur Terre, wa as Salâm ».

 Il dit [Al-Ghazâlî] -qu’Allâh lui fasse Miséricorde- : « Ces récits et Athâr prouvent ce qu’il y a comme fitan et types de corruption dans la fréquentation des sultans. Mais nous allons détailler cela d’un point de vue juridique, en distinguant l’interdit du blâmable et du permis.

 Nous disons donc que celui qui pénètre chez le sultan est amené à désobéir à Allah soit par son action, soit par son silence, soit par sa parole, soit par sa conviction et ça ne peut sortir du cadre de l’une de ces choses.

 En ce qui concerne l’action, le fait de rentrer chez eux généralement revient à rentrer sur un territoire spolié. L’empiéter et le pénétrer sans l’autorisation de son propriétaire est interdit et le fait de se montrer modeste devant l’oppresseur n’est pas permis en dehors du simple salâm.

 Quant au fait de lui baiser la main et de s’incliner à son service, ceci est un péché.

 Certains salafs ont exagéré au point d’interdire de répondre au salâm et au point de considérer le fait de se détourner d’eux par mépris pour eux, comme l’un des meilleurs moyens de rapprochement (d’Allah). Le fait de s’asseoir sur leur tapis, si la provenance de la plupart de leurs richesses est illicite, n’est pas permis également.

 Quant au silence, c’est le fait de voir dans leur assemblée des couvertures en soie, des couverts en argent, des habits en soie portés par eux et leurs servants. Et toute personne qui voit une désobéissance et se tait à son sujet y a participé. Il peut même être amené à entendre de leur part des paroles vulgaires, des mensonges, des insultes et des nuisances, et le fait de se taire à propos de tout cela est interdit.

 Il se peut que tu rétorques qu’il a peur pour lui-même et qu’il est excusé dans son silence. Ceci est vrai mais il est en mesure d’éviter de s’exposer à ce qui n’est permis qu’en cas d’excuse. Car s’il n’avait pas accepté de renter, il n’aurait pas vu, et il n’aurait pas de comptes à rendre avant de chercher à connaître son excuse.

 Et celui qui connaît l’existence d’une corruption à un endroit et qui sait qu’il ne peut y remédier, il ne lui est pas permis d’y assister par peur que ceci se produise en sa présence, et qu’il soit témoin et se taise ensuite, pire même qu’il conjecture sur ce qu’il a vu.

 Quant au fait de parler, c’est d’invoquer en faveur d’un injuste ou de lui faire des éloges, d’approuver ce qu’il dit de faux, que ce soit avec une expression claire, en hochant la tête, en souriant, ou en lui manifestant de l’amour et de l’alliance, en désirant ardemment le rencontrer et en se souciant de sa longue vie et de sa conservation.

 La plupart du temps, ça ne se limite donc pas au sâlâm et sa parole n’affecte pas cet imâm.

Quant aux invocations, il ne lui est pas permis d’en faire en dehors des formules suivantes : ‘Qu’Allah te réforme, qu’Allah te facilite le bien, qu’Allah prolonge ta vie dans son obéissance’ ou quelque chose de similaire. Mais il ne lui est pas permis d’invoquer son Seigneur pour qu’Il le préserve, le maintienne en vie longtemps, le comble de bienfaits, ou quelque chose de similaire.

 En effet, le Prophète -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallam- a dit : « Celui qui invoque en faveur d’un injuste en demandant à Allah de le maintenir (en vie) aura délibérément désobéit à Allah sur Sa Terre ».

 S’il va plus loin que l’invocation, en lui faisant des éloges et en citant des qualités qu’il ne possède pas, il sera alors soit un menteur, soit un hypocrite, soit quelqu’un qui honore les injustes.

Ces trois choses constituent un péché comme indiqué dans le hadîth du Prophète -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallam- : « Allah se met en colère lorsque le Fâsiq[2] se fait complimenter ».

 Selon un autre récit : « Celui qui a honoré un Fâsiq a contribué à démolir l’islam ».

 S’il va plus loin encore en l’approuvant dans ce qu’il dit et en complimentant ses actions, il sera désobéissant de par son approbation et l’aide apportée car les compliments et les éloges constituent une aide à la désobéissance et un encouragement à celle-ci de la même façon que la désapprobation, le blâme et l’enlaidissement (de ses paroles et actes) constituent une réprimande et un affaiblissement des causes qui mènent à elle.

 Appuyer quelqu’un dans sa désobéissance ne serait-ce que par la moitié d’un mot est une désobéissance.

 Soufyân -qu’Allâh lui fasse Miséricorde- fut interrogé au sujet d’un injuste qui était sur le point de mourir : « S’il demande à boire, peut-on lui donner de l’eau ? »

 Il -qu’Allâh lui fasse Miséricorde- dit : « Non, laisse le mourir car cela constituerait un appui pour lui. »

 Aussi, il n’est pas à l’abri que la corruption pénètre son cœur car il verra les immenses bienfaits dont jouit (le sultan injuste) et dépréciera les bienfaits qu’Allah lui a accordés. Il aura ainsi fait fi de l’interdiction du Prophète -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallam- qui a dit : « Ô vous, groupe d’émigrés, ne rentrez pas chez les gens de la dounya, ceci est certes un motif qui mène à la déconsidération des bienfaits ».

 Sans oublier l’exemple qu’il donne aux autres en rentrant (chez ces gens), cela constitue un assombrissement pour sa personne et une charge pour les autres si c’est quelqu’un d’important.

 Par conséquent, il s’agit soit de choses blâmables, soit de choses interdites; et il n’est permis de rentrer chez eux qu’en deux types de circonstances :

     La première : que (la convocation) soit de leur part un ordre contraignant et pas une simple marque de respect.

 Il doit être certain que s’il s’abstient de s’y rendre, il sera sujet aux nuisances.

       La deuxième : que le but de rentrer (chez les sultans) soit de repousser l’injustice commise à l’encontre d’un musulman, ceci est autorisé à condition qu’il ne mente pas et qu’il ne délaisse pas un conseil dont il suppose l’acceptation. »

 Puis il [Al-Ghazâlî] -qu’Allâh lui fasse Miséricorde- dit : « Et si tu dis : les Salafs rentraient chez les sultans je te dirais que ce fut en effet le cas, mais renseigne-toi au préalable sur la manière dont ils se rendaient chez eux, une fois que ce sera fait, tu pourras t’y rendre.

 En effet, on relate que Hichâm Ibn Abdel Mâlik -qu’Allâh lui fasse Miséricorde- est venu pour le pèlerinage à la Mecque ; dès qu’il entra, il dit : « Amenez-moi un homme parmi les compagnons. »

 On lui répondit : « Ô émir des croyants, Ils sont tous morts. »

 « Un parmi les Tâbi‘în alors », demanda-t-il.

 On lui ramena Tâwoûs Al Yamâni -qu’Allâh lui fasse Miséricorde-.

 Dès que ce dernier entra chez le sultan, il se déchaussa au bord du tapis et lui adressa le salâm sans l’interpeller par son titre « émir des croyants ».
Au lieu de cela, il dit : « As-salâmou ‘alayka ô Hichâm ».

 Il ne l’appela pas non plus par sa kounya[3] mais plutôt s’assit face lui en demandant : « Comment vas-tu Ô Hichâm ? ».

Hichâm se mit en colère au point qu’il faillit le tuer et lui demanda ce qui le poussait à agir de la sorte.

 Tâwous -qu’Allâh lui fasse Miséricorde- dit : « A agir comment ? »

 Hichâm s’énerva de plus belle et lui répondit : « Tu t’es déchaussé au bord de mon tapis, tu n’as pas baisé ma main, tu ne m’as pas salué en m’appelant émir des croyants, tu ne m’as pas non plus appelé par ma kounya et tu t’es assis en face de moi sans m’en demander la permission et tu m’as interpellé en disant ‘ô Hichâm’ ».

 Tâwous lui répondit: « Concernant le fait de m’être déchaussé au bord de ton tapis, je le fais cinq fois par jour entre les mains de mon Seigneur, il ne me punit pas, ni ne se met en colère contre moi.

 Quant au fait que je n’ai pas baisé ta main, et bien j’ai entendu Alî Ibn Abi Tâlib -qu’Allâh l’agrée- dire : « Il n’est permis à personne de baiser la main de quelqu’un si ce n’est sa femme par désir ou son fils par miséricorde. »

 Quant au fait de ne pas t’avoir salué en t’appelant ‘émir des croyants’, c’est parce que tout le monde n’est pas satisfait de ton émirat, et je déteste mentir.

 Pour ce qui est de ne pas t’avoir appelé par ta kounya, Allah soubhânahou wa ta‘âla a appelé ses alliés en disant : « Ô Dawoûd, ô Yahyâ, ô ‘Îssâ » et a appelé ses ennemis par leur kounya :

 « Périssent les mains d’Abôu Lahab ».

(Sourate 111, Verset 1.)

 Si je me suis assis face à toi, c’est parce que j’ai entendu Alî Ibn Abî Tâlib -qu’Allâh l’agrée- dire : « Si tu veux regarder un homme parmi les gens du feu, regarde un homme assis et autour de lui un groupe de gens se tenant debout. »

 Hichâm lui dit alors : « Conseille-moi ! »

 Il -qu’Allâh lui fasse Miséricorde- dit : « J’ai entendu Alî Ibn Abî Tâlib -qu’Allâh l’agrée- dire : « Il y a dans la géhenne des serpents tels une clôture et des scorpions tels des mules, ils mordent chaque émir qui est injuste envers ses gouvernés. » »

 Il se leva alors et sortit. »

 Soufyân Ath-Thawrî -qu’Allâh lui fasse Miséricorde- a dit : « Je suis rentré chez Abû Dja‘far à Mina, il me demanda quelle était ma requête.

 Je dis : « Crains Allah, tu as propagé ton injustice et ton oppression sur terre. »

 Il pencha la tête et dit : « Présente-nous ta requête. »

 Je lui dis : « Tu as atteint ce rang par le sabre des émigrés et des Ansâr alors que leurs enfants meurent de faim, crains donc Allah et donne leur leurs droits »

 Il continua : Il pencha alors la tête et me dit à nouveau : « Présente-nous ta requête. »

 Je lui répondis : « ‘Omar Ibn Al Khattâb, qu’Allah soit satisfait de lui, a demandé à son trésorier alors qu’il accomplissait le Hadjdj le montant de leurs dépenses. »

 Ce dernier lui répondit : « Quelques dizaines de Dirham, je vois là des objets que les chameaux ne supportent pas de porter’. » ».

 C’est ainsi qu’ils rentraient voir les sultans quand ils y étaient contraints, les savants de la vie dernière fuyaient avec leur âme vers Allah, quant aux savants de la Dounya, ils rentrent chez eux pour être plus proches de leurs cœurs, pour leur indiquer des permissions religieuses et grâce à de fines ruses, ils déduisent une étendue (d’interprétations) conformes à leurs intérêts. »

 Source : Ce que les premiers érudits ont relaté concernant le de se rendre chez le Sultan

[1] Sourate 19, Verset 59.

[2] « Fâsiq » signifie « pervers ».

[3] « Kounya » : Surnom musulman débutant par « abou » pour un homme signifiant « père de » et « oummou » pour une femme voulant dire « mère de ». C’est une sounna enseignée par le prophète, -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallam- que de prendre une kounya, généralement on porte la kounya indiquant le prénom de l’enfant aîné mais ce n’est pas une règle absolue car c’est également une sounna de choisir une kounya quand on n’a pas d’enfants.

 

 

Accomplir la procession rituelle et embrasser la pierre Noire (Shaykh Uthaymin)

30/08/2013 21:30 par sunnia

Question : Le fait d'embrasser la pierre noire a-t-il comme but de chercher la bénédiction d'Allah ?

Réponse : Le but du Tawâf a été démontré par le Prophète sallallahu 'alayhi wa sallam lorsqu'il a dit :

" Le tawâf autour de la maison , entre As safa et Al Marwa et la lapidation de Satan auprès des jamrât sont faits pour invoquer Allah "

(Rapporté par Ahmad et Abû Dâwud chapitre des rites du pèlerinage )

Le pèlerin qui tourne autour de la Ka'ba , invoque le Seigneur du fond du coeur . Tous ses gestes : déambuler , embrasser et toucher la pierre noire ou l'angle "yamani" , ou même simplement lever la main en leur direction , relèvent de l'invocation d'Allah . Il s'agit d'un recueillement auprès d'Allah , exalté soit Il , et d'une prière qui lui est adressée. Or toutes les invocations et tous les actes de dévotion sont un rappel d'Allah , entendu au sens large du terme .

Quant aux formules proférées comme le  "Takbir" (le fait de dire Allâhu Akbar) , les invocations ou les formules de rappel , ce sont manifestement une évocation d'Allah le Très Haut , tandis que le fait d'embrasser la pierre noire est un acte de dévotion , car l'individu embrasse une pierre avec laquelle il n'entretient d'autre rapport que celui de se recueillir auprès d'Allah exalté soit Il , en Le glorifiant à l'instar du Prophète sallallahu 'alayhi wa sallam . L'on rapporte de manière authentique que le Commandeur des Croyants , 'Umar ibn al Khattâb , qu'Allah soit satisfait de lui , a dit en embrassant la pierre noire :

" Je sais que tu n'est qu'une pierre qui ne nuit en rien ni ne profite en rien , si je n'avais déjà vu le Prophète sallallahu 'alayhi wa sallam t'embrasser , je ne t'aurais jamais embrassée"

(Rapporté par Al Bukhârî 1597 et Muslim 1270)

Certains ignorants croient que le but recherché en embrassant la pierre noire est de chercher la bénédiction d'Allah et d'attirer la baraka . Cela n'a aucun fondement et c'est complètement faux . Les hérétiques qui soutiennent que le Tawâf autour de la ka'ba c'est la même chose que le Tawâf autour des tombeaux de leurs marabouts font ainsi acte de paganisme . Cela est dû à leur égarement et leur athéisme . Les croyants , quant à eux , n'ont tourné autour de la Ka'ba que pour obéir aux ordres d'Allah , et tout ce qui est obéissance aux ordres d'Allah est un recueillement auprès du Très Haut .

Ne voyez vous donc pas que la prosternation devant autre qu'Allah est une forme de polythéisme majeur ? Quand Allah a ordonné aux anges de se prosterner devant Adam , cette prosternation était un acte de dévotion adressée à Allah exalté soit Il , et le refus de cette prosternation était un acte de mécréance .

Ainsi le Tawâf de la Maison d'Allah est il une oeuvre de la plus grande dévotion . C'est un pilier du pèlerinage , et le pèlerinage est , à son tour , un pilier de l'Islam . Voilà pourquoi , lorsque le Tawâf est calme et sans bousculade , le pèlerin éprouve un plaisir spirituel immense qui le rapproche infiniment de son Créateur , et cela permet de lui prouver le caractère sublime et inestimable de ce rituel .

Qu'Allah nous vienne en aide !

(Source : Shaykh Uthaymin rahimahu Allah extrait Fatawas sur le dogme Islamique p.28-29)

S?accrocher aux rideaux de la Ka?ba (shaykh Uthaymin)

30/08/2013 20:38 par sunnia

 

 

 

 

 

Question : Quel est le jugement de la religion concernant le fait de s'accrocher aux rideaux de la Ka'ba pendant le rituel ?

Réponse : S'accrocher aux rideaux de la Ka'ba n'a aucune origine dans la loi islamique . Voilà pourquoi lorsque Ibn 'Abbâs a vu Mu'awiyah , qu'Allah soit satisfait de lui , en train de saluer les quatre angles de la Ka'ba , il lui a expliqué que la salutation était réservée à la pierre noire et l'angle "Yamanî" . Mu'awiyah rétorqua alors : Il n'y a rien de la Maison que l'on puisse déserter . Alors ibn 'Abbâs répondit : Vous aviez dans la personne du Messager d'Allah le meilleur exemple , et le Prophète sallallahu 'alayhi wa sallam  n'a salué que la pierre noire et l'angle "Yamanî" . Mu'awiyah a fini donc par adopter l'avis d'Ibn 'Abbâs qu'Allah soit satisfait d'eux .

(Source : Shaykh Uthaymin rahimahu Allah extrait Al Fatawa al Makkiyya p.8)


30/08/2013 20:19 par sunnia

  • 30/08/2013 20:19 par sunnia