celui qui insulte Allah

12/11/2013 09:15 par sunnia

Chaykh Abu Muhammad Al Maqdissi.

 

 

 

Apprend que celui qui insulte Allah ou la religion ou le Messager est un mécréant apostat, qu'il  ait fait cela pour s'amuser ou de manière sérieuse et qu'il ait considéré cela licite ou non et il est  égal qu'il ait fait cela dans un état de colère ou de tranquillité. Et son sang ainsi que ses biens sont licite, qu'il soit d'origine musulmane ou qu'il soit dhimmi ou protégé par un contrat, qu'il soit un homme ou une femme. Et les preuves de ceci sont nombreuses, nous en donnons les suivantes:

 

Première preuve:

 

Sa Parole : Ceux qui injurient (offensent) Allah et Son messager, Allah les maudit ici-bas,

comme dans l'au-delà et leur prépare un châtiment avilissant [Sourate Al Ahzab 33:57]

 

  1. L'indication sur la mécréance de l'insulteur dans le verset précédent est:

 

- que le Très Haut les maudit ici-bas, comme dans l'au-delà . Or la malédiction signifie le retrait de la miséricorde et celui qu'Allah a banni de Sa Miséricorde dans l'ici-bas et l'au-delà ne peut être que mécréant. Ceci à la différence de la malédiction lancé par le Prophète ou les croyants en tant que forme d'invocation contre quelqu'un dans l'ici-bas, comme sa parole:

"Qu'Allah maudisse celui qui prend de l'usure et celui qui le donne" et "qu'Allah maudisse le

voleur".

 

- qu'Il a mentionné: châtiment avilissant et la mention du châtiment avilissant dans le coran n'est renvoyé que pour [évoquer] le sort des mécréants. Allah dit: Nous avons préparé un châtiment avilissant pour les mécréants [Sourate Al Nisa 4:37] et Il dit: et un châtiment avilissant attend les infidèles! [Sourate Al Baqarah 2:90], quant aux non mécréants parmi les croyants fautifs, Il ne mentionne pas pour destiné le châtiment avilissant(al mouhîn) mais énorme (al 'azim) et d'autres... Et ceci car Il a dit: Et quiconque Allah avilit n'a personne pour l'honorer [Sourate Al Hadj 22:18] et l'avilissement signifie l'humiliation et le dénigrement et la honte… Et Il est susceptible d'augmenter le châtiment qui ne convient qu'au mécréant, quant au croyant pécheurs il est châtié mais pas avilit…

 

- que le châtiment avilissant leur a été soigneusement préparé. Or le châtiment a été soigneusement préparé pour les mécréants, car l'enfer a été créé comme refuge pour eux, ils ne peuvent en bouger et n'en sortirons pas. Allah dit: Et craignez le Feu préparé pour les mécréants [Sourate Âl-'Imran 3:131]. Quant aux pécheurs parmi les croyants, il leur est possible de ne pas y entrer si Allah leur pardonne. Et s'ils y rentrent, ils en sortiront après un certains temps par leur Tawhid et leur Islam.

Voici pour ce qui concerne la mécréance de l'insulteur.

 

  1. Quant à l'indication du verset sur le fait de le tuer, on a:

 

- la parole du Prophète tel que l'a rapporté Boukhari et d'autres: "Qui s'occupera de Ka'ab Ibnul Ashraf ? Il a offensé Allah et Son Prophète !". Et ce Ka'ab était un juif sous contrat, puis il s'est mit à insulter les musulmans et leur religion. Alors le Prophète a chargé quelqu'un de le tuer. Et Il a considéré l'insulte de celui-ci comme une offense envers Allah et Son Prophète. Ainsi il a permit l'exécution du mécréant sous contrat s'il insulte Allah ou le Prophète ou la religion des musulmans. Donc le mécréant qui n'est pas sous contrat passe avant encore car le dhimmi ou celui sous contrat a des droits que d'autres n'ont pas parmi les mécréants. Et si la sécurité et l'immunité du mécréant sous contrat sont annulées par l'insulte et l'injure de la religion de l'islam, alors de la même manière la sécurité et l'immunité du musulman sont rompus par l'insulte et l'injure de la religion des musulmans.

 

- que Allah les maudit ici-bas, comme dans l'au-delà . Or Il dit à propos des maudits: Des maudits, où qu'on les trouve, ils seront pris et tués impitoyablement [Sourate Al Ahzab 33:61]. Il nous apprend donc que leur exécution est permise. [Ceci est l'explication donné par Ibn Taymiyyah dans "al sarm al masloul 'ala shatm al rassoul" page 42].

 

Seconde preuve:

 

La Parole d'Allah : Ô vous qui avez cru! N'élevez pas vos voix au-dessus de la voix du Prophète, et ne haussez pas le ton en lui parlant, comme vous le haussez les uns avec

les autres, sinon vos oeuvres deviendraient vaines sans que vous vous en rendiez compte

[Sourate Al-Houjourât 49:2].

 

Autrement dit: avertissement contre le fait de rendre vaines vos oeuvres ou appréhension de leur invalidation, ou se montrer dédaigneux annule vos actions.

L'indication que l'insulteur est mécréant dans ce verset est que le fait d'avoir toutes les oeuvres

rendues vaines est une particularité des mécréants. Allah dit: Et ceux qui parmi vous abjureront leur religion et mourront infidèles, vaines seront pour eux leurs actions [Sourate Al Baqarah 2:217] et Il dit: Si tu donnes des associés à Allah, ton oeuvre sera certes vaine [Sourate Al Zoumar 39:65] à l'opposé de l'annulation d'un acte d'adoration précis qui peut être arrêté à cause de l'absence d'une condition [de validité] ou autres.

 

Donc si le fait de lever sa voix au dessus de la voix du Prophète sans [mauvaise] intention ni  sentiment fait craindre à ses compagnons que leur action rende vaine leurs oeuvres et ne soit donc  autre chose  qu'un annulatif parmi les annulatifs de l'islam, que dire du fait d'insulter le Prophète  ou d'insulter la religion provenant d'Allah ou d'insulter Allah lui-même avec [mauvaise] intention et sentiment et avec vigueur? Point de doute que le coupable d'une telle action voit ses oeuvres s'annuler d'un plus haut niveau encore et qu'il est mécréant apostat s'il était d'origine musulmane et que se rompt son contrat ou son statut de dhimmi et s'en va l'immunité de son sang et de ses biens s'il était sous contrat ou dhimmi.

 

L'Imam Abdallah Ibn Ahmad Ibn Hanbal a dit: "J'ai questionné mon père à propos d'un homme (en colère) qui dit à un autre: "O fils de ci et ça, toi et Celui qui t'a créé!". Il a dit: "Cette personne a apostasié de l'islam". J'ai demandé: "Faut il lui trancher la tête ?". Il a répondu: "Oui, il faut lui trancher la tête" (Massa'il Al Imam Ahmad p 431).

 

Troisième preuve:

 

La Parole d'Allah : Et si tu les interrogeais, ils diraient très certainement: "Vraiment, nous ne faisions que bavarder et jouer." Dis: "Est- ce d'Allah, de Ses versets et de Son messager que vous vous moquiez?" Ne vous excusez pas: vous avez bel et bien rejeté la foi après avoir cru. Si Nous pardonnons à une partie des vôtres, Nous en châtierons une autre pour avoir été des criminels [Sourate At-Tawba 9:65-66]

 

Ceci est une indication que le fait de se moquer d'Allah ou d'une chose de la religion ou du Prophète est une mécréance et une apostasie après la foi. Donc le fait d'insulter est pire encore que ce soit en plaisantant ou de manière sérieuse. Et ce verset a été révélé en raison d'un groupe qui revenue du Jihaad avec le Prophète se sont mis à se moquer d'entre les sahabas. Et lorsque fut révélé ce verset ils s'excusèrent en disant: "Nous ne faisions que bavarder histoire de passer le temps", en d'autres termes "nous ne faisions que plaisanter et jouer et nous n'avions pas pour but de mécroire, nous ne pensions pas ce que nous disions". Et Allah ne leur dit pas: "Vous avez menti, plutôt vous pensiez ce que vous disiez !" mais il leur dit: Ne vous excusez pas: vous avez bel et bien rejeté la foi sous entendu: "par cette action ci, même si elle n'a pas était fait par I'tiqaad" et de cela il y a une indication que celui qui insulte Allah ou la religion ou le Prophète est mécréant, qu'il ait fait cela pour plaisanter ou de manière sérieuse, et qu'il pensait à la gravité de cette insulte ou non.

 

Et il y a dans cela une réfutation pour les têtes des murji'as qui pense que la mécréance ne se manifeste que dans la croyance (I'tiqaad) ou dans le fait de se légiférer la chose (Istihlal), ou dans le reniement (Juhud)…etc.

Et si on demande: "Pourquoi le Prophète ne les a pas fait exécuter à partir du moment où ils ont mécru et apostasié par cette parole là ?"

Nous disons: le shaykh Al Islam (Ibn Taymiyyah ) a répondu à cela d'une manière semblable à ça: qu'ils se sont retrancher derrière le repentir comme c'est notifié dans les causes de la révélation, et cela est apparent dans Sa Parole : Si Nous pardonnons à une partie des vôtres, Nous en châtierons une autre pour avoir été des criminels , donc celui qui s'est repentit d'un repentir sincère, Allah lui a pardonné et celui qui s'est repenti hypocritement et par crainte du véritable commandement a été protégé par cela dans l'ici-bas, dans l'ici-bas uniquement, quant au jour du jugement sa destinée sera la destinée des hypocrites. Et ceci est la raison pour laquelle le Prophète les a laissé et ne les a pas tous exécutés… Et cette avis a également était défendu par l'Imam Ibn Hazm . (voir al mahala 207/11).

 

Quatrième preuve:

 

[Comme déjà mentionné] l'histoire du juif Ka'ab Ibnul Ashraf que le Prophète avait fait promettre de ne pas aider les mécréants contre lui et de ne pas le combattre... Lorsqu'il a insulté le Prophète affreusement, le Messager d'Allah a dit comme mentionné dans le hadith agréé par tous: "Qui s'occupera de Ka'ab Ibnul Ashraf ? Il a offensé Allah et Son Prophète !" alors Muhammad Ibnu Maslama s'est levé et a dit: "Moi, Ô Messager d'Allah ! Aimerais-tu que je le tue ?" Il  a répondu: "Oui…" jusqu'à la fin du hadith (rapporté par Boukhari et Mouslim) où il y a l'histoire de son assassinat et ceci était un meurtre sans combat d'une armée ni bataille...

 

Et celui-ci était sous contrat donc protégé dans sa personne et ses biens. Et malgré cela, lorsqu'il a  insulté le Prophète, s'est rompu son pacte qui spécifié sa sécurité et son immunité et il a était tué. Et ce récit a été utilisé par l'Imam Shafi'i pour dire que le dhimmi qui insulte le Prophète peut être tué et que son alliance de protection de sécurité est rompu.

 

Et le dhimmi (sujet des musulmans) est le Juif ou Chrétien qui paye le tribut (Jizyah) à l'état islamique et qui se soumet à ses lois et qui respecte la religion des musulmans et ne prône pas son

shirk ou son kufr entre eux… Passe donc avant le fait de tuer celui qui n'a même pas de pacte ni le statut de dhimmi et qui insulte Allah ou Son Prophète ou la religion des musulmans.

Et il en va de même pour celui qui est d'origine musulmane s'il insulte. Car si le mécréant sous contrat, juif ou chrétien ou autre, est exécuté s'il insulte notre religion ou Prophète alors qu'il ne croit pas en notre Prophète ou notre religion, plutôt il croit en leur fausseté et ne les suit pas, alors passe avant le fait de tuer celui se réclame de l'islam et qui sait que l'islam est la vérité et qui témoigne que Allah est son Seigneur et Patron et que Muhammad est le Messager d'Allah puis qui insulte Allah ou sa religion de vérité ou son Prophète, l'élu Muhammad

.

Cinquième preuve:

 

Ce qui a été rapporté par Al Sha'bi d'après 'Ali à propos d'une juive qui a injurié le Prophète et qui était insolente à son égard, alors un homme l'a étranglé jusqu'à ce qu'elle meurt et le Prophète de laisser faire et ne pas réclamer le prix du sang (rapporté par Abou Daoud et d'autres).

 

Shaykh Al Islam a dit: "Ce hadith est bon et Al Sha'bi a vue 'Ali et l'a rapporté de lui. Et même

s'il y avait un intermédiaire, Al Sha'bi est considéré par les savants comme quelqu'un de véridique dans ses rapports et ils ne lui connaissent de moursal (hadith remontant au Prophète) sans qu'il ne soit authentique. Et il est parmi les plus savantes personnes dans les récits provenant de 'Ali et parmi ses plus grands compagnons. Et ce hadith est renforcé par le récit d'Ibnul Abbas ". (finde citation)

 

Et il (Ibn Taymiyyah ) dit: "Ce hadith est un indication sur la permission de tuer une femme

qui injurie le Prophète et une preuve sur le fait de tuer le dhimmi et de tuer le musulman ou la

musulmane, s'il insulte, plus encore car cette femme était dépositaire d'une trêve puisque lorsque le Prophète a dirigé Médine et qu'il a appelé l'ensemble des juifs et ceux qui y résidaient, ils ont

cosigné inconditionnellement et il n'a pas appliqué sur eux la jiziyah". (fin de citation)

 

Et il est connu que la femme mécréante est, chez les musulmans, protégé du fait d'être tué de par  son statut de femme et ce même si elle n'est pas dhimmi ou sous contrat parce que le Prophète a  interdit le meurtre de femmes durant la bataille, du moins de celles qui ne sont pas des guerrières  combattantes. On apprend ainsi que celle qui insulte Allah ou Sa religion ou Son Prophète ou  qui les injuries ont le statut de la combattante qui fait la guerre à la religion d'Allah . Et cela est également une preuve pour la seconde question, concernant "la permissivité de tuer celui qui insulte Allah ou Sa religion ou Son Messager pour un musulman isolé". Si le dirigeant manque à appliquer sur la population islamique le jugement révélé par Le Tout Miséricordieux ou que le gouvernement est au main des têtes de la mécréance, parmi ceux qui ne se soucient pas du jugement d'Allah ou offensent le Tout Miséricordieux… et bien on a dans ce hadith [un exemple de] un homme qui a tué cette femme de lui même, sans revenir (demander l'autorisation) au Prophète et que lorsque le Prophète a entendu parlé de l'affaire, il ne lui a pas reproché le meurtre de cette femme et n'a pas ordonné de verser le prix du sang et n'a pas dit que ceci était réservé au dirigeant et de son ressort, et il ne l'a pas considéré comme un mounkar, ni n'a réprimandé celui qui l'a fait, plutôt il a approuvé et laissé verset son sang...

 

Et le Shaykh Al Islam a rappelé dans d'autres preuves ce qui argumente ces questions et il a

justifié cela en disant: "Et ceci car il est obligatoire de le tuer dans le sens où il complote contre la religion et la perverti, et ce n'est donc pas pareil au fait de tuer à cause du péché d'adultère ou

autre" (voir résumé de al sar al masloul pg 61)

 

Et il y a donc en cela une différence entre l'application des peines légales des désobéissants pour le reste des péchés et entre la peine légale de celui qui lance des propos injurieux au Seigneur des

mondes ou Sa religion ou sur le Prophète de tous les musulmans. Donc pour le fait de tuer celui qui insulte Allah, s'il s'agissait d'une peine parmi les peines légales, elle serait comparable au fait de tuer un combattant qui fait la guerre aux musulmans or celui qu'il est nécessaire de tuer, "il est permit à tout le monde de le tuer" (règle de jurisprudence énoncé par Ibn Taymiyyah pg 268).

 

Le Shaykh Al Islam a dit dans le même sujet: "Et il y a beaucoup [de choses dites] sur le fait de tuer l'insulteur sans l'accord préalable de l'Imam, et ceci est [en règle général] un droit réservé à l'Imam (le dirigeant), cependant l'Imam doit gracier celui qui a appliquer une sentence obligatoire sans son consentement préalable" (fin de citation).

 

Je dis: ceci est un droit réservé lorsqu'il y a présence de l'Imam appliquant sur la population islamique le jugement par la shari'ah du Tout Miséricordieux. Par contre s'il n'y a pas de tel Imam et que le gouverneur fait parti des têtes de la mécréance qui pousse les gens à adorer sa propre législation de mécréance, alors il n'y a pas dans cela une violation du droit d'un musulman, oui, il y a par contre une violation du droit du Taghout mécréant et vain pour qui a légiféré les divinités discordantes de leurs constitutions forgées. Il a donc approuvé ce genre de violation de droit et l'a  cautionné parce que ceci est une application pratique du désaveu de leur personne ainsi que du  reniement de leurs lois forgées. Que soit donc facilité cela et bénit soit celui qui viole ce droit.

 

Conséquence :

 

Comme le sang du critiqueur de la religion d'Allah ou de l'insulteur d'Allah ou du Prophète  est permis, sa sentence est celle relatif au sang de celui qui combat les musulmans, qu'il soit homme ou femme, et peu importe que fût sa religion et sa doctrine, de la même manière pour la sentence relative à son argent, il appartient à celui qui le tue parmi les musulmans.

 

Le Prophète , dans un hadith que rapporte Boukhari dans son sahih, a dit: "Celui qui tue un  combattant obtient sa dépouille" et les mots "celui qui tue un combattant" signifie "parmi les  mécréants combattant" et le mot "dépouille" signifie: tout ce qui se trouve avec le mécréant lorsqu'il l'a tué comme monture ou habit ou chamelle de bonne race ou arme ou argent.

 

Et il n'a pas voulu dire: "Ceci est restreint au situation de combat dans la bataille" parce que le  texte est général, donc ceci est permit qu'il l'ait tué durant la bataille ou qu'il l'ait tué après l'avoir  ligoté ou par ruse. L'exemple est à prendre dans le sens général du texte et il ne convient pas de le  restreindre à la cause. Et Ibnu Hazm a répondu [à cela] dans son mahala et a retiré les doutes de  celui qui a embelli la modification de cette généralité (cf mahala 7/336 question 955).

Et confirme cela ce qui a été rapporté par Al Boukhari dans son Sahih du hadith de Salamata Ibnul Aqoua' qui a dit: "Arriva auprès du Prophète un oeil parmi les mushrikines (càd un espion ou agent travaillant à la solde des koufars combattant la religion d'Allah et des musulmans). Il s'assit auprès de ses compagnons qui discutaient puis changea de place. Le prophète dit alors: "sollicitez le et tuez le !". Salamat dit: "alors je l'ai tué". Le Prophète distribua ensuite ses dépouilles" (voir Fath Al Majid 6/168). Ceci donc pour quelqu'un que les compagnons ont tué et on a pris ses dépouilles et ce n'était ni dans une bataille ni une guerre, plutôt, comme affirmé dans une version disponible chez d'autres que Boukhari, qu'il l'a suivit jusqu'à ce qu'il fasse baraqué sa chamelle puis l'a tué. Ensuite il est revenu vers elle pour la mener... Et apprend que ceci est parmi les meilleurs gains car c'est le butin qu'Allah a rendu licite pour cette oummah contrairement aux restes des communautés et notre Prophète n'était ni forgeron ni menuisier mais il était un combattant et son salaire et son gagne-pain provenait de là, comme le mentionne le hadith: "Mon rizq (fortune, vivre) a était placé à l'ombre de ma lance" (Rapporté par Ahmed et Ibn Maja).

 

Ainsi ceci est parmi les meilleurs gagne-pain et les plus complet car c'est le salaire de notre Prophète .

 

Et apprend que la généralité du premier récit confirme absolument ce verdict même si le dirigeant musulmans est absent... et prouve également cela ce que fit Abu Bassir quant il s'infiltra dans la caravane des Qouraïch et leur troupe de voyageurs puisqu'il n'était pas entrée avec le consentement officiel de l'Etat Islamique et il ne pouvait même pas faire cela en vertu des clauses  présentes dans le pacte qui a été conclut entre le Prophète et les mécréants de Qouraïch. Pour  preuve, les Qouraïch ne demandèrent pas au Prophète de verser le prix du sang de l'ouvrier qu'a  tué Abou Bassir ni ne l'ont responsabilisé de ce qu'il a pillé de leur caravane et troupe de voyageurs.

 

En fait leur relation avec le Prophète était alors celle de mécréants sous contrat. Mais par rapport à Abou Bassir , ils étaient des mécréants combattant car il était toujours pourchassé par eux puisqu'ils ont tenté de le capturé et le tuer. Et en rapport on a dans le Boukhari un résumé  englobant l'histoire du pacte de Houdaybiya. Tu la trouveras dans "Le chapitre des conditions" sous l'intitulé "Conditions du Jihaad et des accords avec les ennemis.." (Sahih Boukhari 5/329).

 

Et dans son histoire ci, qu'Allah l'agréé, il y a un autre intérêt majeur: le fait qu'il y a ici une règle  importante qu'il faut observer dans de telles situations: c'est qu'il ne s'en est pas suivie de préjudice à autre que lui parmi les musulmans. Donc ce qu'a fait Abou Bassir n'a pas été imputé au Prophète et ses compagnons et n'a pas porté préjudice au groupe des musulmans. Pour cela, il  faut analyser la balance des intérêts (mizanu-l-massaleh) et celle des dégâts islamiques (al maffased al-shar'iyah), voir les choix du moment et les opportunités présentes et s'il faut vraiment avoir recours à un escadron ainsi qu'à la ruse et tout autre moyen légiféré avec les mécréants qui nous combattent. Le Mouwahid à notre époque est une marchandise précieuse et un objet rare. On ne doit pas permettre son effusion de sang en échange du sang d'un seul porc. Il convient donc d'être avare pour ce qui est plus grave et qui est une plus grande exaction chez les ennemis. Dans la biographie de l'élu on voit que sa considération augmenté dans ce genre de question.

Et celui qui est affaibli dans pareil cas, il ne lui est pas permis de s'asseoir ni de manger ni d'être  souriant en face de l'insulteur. Plutôt il est obligatoire de le désapprouver par la langue s'il ne peut le faire par la main et s'il est affaibli dans sa langue, il doit faire apparaître la colère sur son visage et blêmir (de rage) pour l'affliger ou qu'il s'éloigne de son assemblée par peur de devenir comme lui car Allah dit: Dans le Livre, Il vous a déjà révélé ceci: lorsque vous entendez qu'on renie les versets (le Coran d'Allah et qu'on s'en raille, ne vous asseyez point avec ceux-là jusqu'à ce qu' ils entreprennent une autre conversation. Sinon, vous serez comme eux. Allah rassemblera, certes, les hypocrites et les mécréants, tous, dans l'Enfer [Sourate An-Nisa' 4:140]

 

Accepter les cadeaux des non musulmans lors de leurs fêtes

04/11/2013 10:37 par sunnia

Accepter les cadeaux des non musulmans lors de leurs fêtes

Accepter les cadeaux des non musulmans lors de leurs fêtes


Ibn Taymiya a dit : « Quant à accepter un don de leur part le jour de leur fête, nous avons déjà exposé, d’après ‘Alî ibn Abî Tâlib, qu’Allah soit satisfait de lui, qu’on lui avait apporté un don à l’occasion de Nayrouz [nouvel an copte] et qu’il l’avait accepté.

Ibn Abî Shayba a rapporté dans « Al-Musannaf », d’après Jarîr, d’après Qâbûs, qui le tient de son père, qu’une femme avait dit à ‘Â’isha : « Nous recevons les bienfaits des mages. Or, ils ont une fête et nous offrent des présents. » ‘Â’isha répondit : « La viande qui a été sacrifiée pour ce jour-là, n’en mangez pas. Cependant, mangez ce qui provient de leurs arbres. »

Il a dit aussi, d’après Wakî‘, d’après al-Hakam ibn Hakîm, qui le tient de sa mère, d’après Abû Barza, que celui-ci avait dans son entourage des habitants issus des mages, qui lui offraient des présents pour Nayrouz et les festivités. Il disait à son peuple : « Pour ce qui est des fruits, mangez-en. Le reste, rendez-le-leur. »

Tout cela indique que le jugement d’interdiction de participer à la fête n’a pas d’incidence sur le fait d’accepter leurs dons, car en cela, aucune assistance n’est apportée aux rites de leur mécréance.

Extrait de « Iqtidâ’ al-Sirât », vol. 1, p. 251. Imprimerie al-Sunna al-Muhammadiyya. Le Caire, Année 1369. Deuxième édition. Editeur : Muhammad Hâmid al-Faqî

 

Apprendre la foi aux enfants

04/11/2013 10:07 par sunnia

 

 

 

Joundoub ibn ‘abd Allah (radiyaAllahou ‘anhou) a dit : « Nous étions quelques jeunes garçons (proches de la puberté) accompagnant le Messager d’Allah (salla Allahou ‘alayhi wa salam). Il nous apprenait alors la foi avant le Coran, puis nous apprenait le Coran, ce qui nous fit croire d’avantage en lui. Alors que vous aujourd’hui, vous enseignez le Coran avant la foi. » [Hadith authentique rapporté par al-Bayhaqi, ibn Madja et ibn Manda]



Ali ibn al-Houssayn enseignait à son fils ces paroles : « Dis : "j’ai cru en Allah, et mécru au Taghout." » [Rapporté par ibn abi Chayba]

Et Ibrahim at-Taymi dit à ce propos : « Ils appréciaient que la première parole enseignée à l’enfant fût de dire sept fois : "Il n’y a de dieu qu’Allah." » [Rapporté par ibn Chayba et ‘abd ar-Razzaq]

 

Débat du Shaykh al-Islam Ibn Taymiyya avec les magiciens de la secte al-Batâ?ihiyya al-Ahmadiyya al-Rifâ?iyya

03/11/2013 10:26 par sunnia

 

« Le chef des Batâ’hites haussa le ton en disant : « Nous avons quelques privilèges comme tels et tels actes » et prétendit pouvoir réaliser des miracles tel qu’entrer dans le feu [sans être brûlé] et d’autres choses qui leur sont propres.

Cela implique, d’après eux, qu’ils ne doivent plus être contredits en quoi que ce soit. Alors, je dis (Shaykh al-Islâm), en haussant la voix et en me mettant en colère : « Je m’adresse aux Ahmadî de l’orient et de l’occident : tout ce qu’ils font dans le feu, je le ferai de la même façon.

Et celui qui brûle est perdant. Je dis peut-être même, qu’il soit maudit par Allah. Mais cela après nous être lavé le corps avec du vinaigre et de l’eau chaude. »

Les gouverneurs et les gens m’interrogèrent sur ce fait. Je répondis : « C’est parce qu’ils ont des astuces contre le feu à base de graisse de grenouilles, de peau d’orange et de talc ». Alors les gens autour crièrent cela.

Quant à lui (le chef d’al Batâ’ihiyya) voulut prouver qu’il en était capable et dit : « Moi et toi serons enroulés dans une paillasse après que nos corps aient été enduits de souffre ». Alors, je lui ai dit : « Lève-toi ! » en insistant, après quoi il tendit la main en faisant semblant d’enlever sa chemise.

Mais je lui ai dit : « Non jusqu’à ce que tu te laves avec de l’eau chaude et du vinaigre ». Ensuite, il fit semblant de le faire, comme c’est leur habitude, et dit : « Que celui qui aime le prince apporte un fagot de bois ».

Alors je dis : « C’est une perte de temps pour disperses la foule et ne pas arriver au but.

Mais allumons plutôt une lampe à huile dans laquelle nous ferons entrer mon doigt et le tien après les avoir lavés.

Celui dont le doigt brûle, qu’Allah le maudisse » ou je dis : « il sera vaincu ».

Quand je dis cela, il changea et fut humilié. »

Ibn Taymiyya, Majmû‘ al-Fatâwâ, tome 11 page 446-465.

 

Le pacte entre Cheikh Mohammad ibn Abdalwahab et l?Emir Mohammad ibn Sa?oud

03/11/2013 10:03 par sunnia

 

« Ainsi, lorsque le Cheikh Mohammad ibn ‘Abd al-Wahhab donna à l’Emir Mohammad ibn Sa‘oud les preuves de la vérité de l’Islam et de la foi, et l’informa de la vanité des gens du Najd et de leurs mensonges basés sur le culte d’idoles, ou d’arbres aussi, celui-ci lui dit :



Ô Cheikh, je n’ai aucun doute sur le fait que ce que tu as prêché est la religion d’Allah dont le Message fut transmis par Ses Envoyés et les Livres révélés ; et sur le fait que ce qui concerne de nos jours les gens du Najd comme idôlatries mensongères est, ainsi que tu l’as rappelé, similaire à ce qu’on a pu imputer aux premiers associateurs comme mécréance et comme associationnisme vis-à-vis d’Allah. Alors, réjouis-toi de ton soutien, de ta protection et de l’accomplissement de ta prédication (da‘wa).
Cependant, je veux te poser deux conditions :
Si nous te soutenons et accomplissons le jihad à tes côtés, et que les gens du Najd professent l’Islam et acceptent la prédication (da‘wa) de l’unicité d’Allah, je crains que tu ne t’éloignes de nous et que tu ne nous remplaces par d’autres que nous.
La deuxième condition est que les gens de Dir‘iya (Dariya) me sont redevables d’une taxe que je perçois à l’époque des récoltes de fruits. Or, je crains que tu ne dises de ne rien prendre d’eux. »

Alors le Cheikh répondit :
« Pour ce qui est de la première condition, tends ta main, je te fais le serment solennel du sang par le sang. Pour ce qui est de la seconde, pourvu qu’Allah t’ouvre l’esprit de Ses Révélations et te donne, en compensation du bétail et des aumônes, ce qui est meilleur que cela. »



[Extrait de « Machahir ‘oulama Najd page 24-25 »]

 

diviser pour regner

03/11/2013 08:16 par sunnia

 Sheikh Mohammed Ibn Salih Al Utheymin diviser pour mieux régner


"Que tout le monde sache que la division est la plus grande des armes séparant la communauté et son message, et parmi les règles connues chez les gens : Si tu veux triompher face un groupe sème la division entre eux, car s'ils se divisent ils deviennent une arme pour toi, personne n'est infaillible et si quelqu'un n'est pas de ton avis au sujet d'un verset ou d'un hadith dans une question où la divergence est passable. Il t'est obligatoire alors de supporter cette divergence. En effet, Je suis d'avis que quand une personne n'est pas d'accord avec toi en se basant sur une preuve et non pas par entêtement, ton amour pour lui devrait augmenter. Parce que celui qui te contredit en se basant la preuve ne t'as pas flatter ou prit part avec toi, mais plutôt qu'il a été franc tout comme toi. La personne têtue, elle ne veut pas la vérité."

Source : explication du matn "zad al moustaqni' appelé al moumti' vol 4 p159

 

charh hadith

02/11/2013 09:16 par sunnia

Amr Ibn 'Abasa Assulami rapporte:charh hadith

«Quand j'étais encore dans la période préislamique, je pensais déjà que les gens
étaient dans l'erreur et qu'ils ne se fondaient sur aucun argument valable dans leur culte des idoles.

J'ai appris alors que quelqu'un à La Mecque apportait des informations nouvelles.

J'enfourchai ma monture et vint vers lui.
Il s'avéra que c'était le Messager d'Allah alayi salat wa salam qui le faisait en cachette, car son peuple l'avait traité avec irrespect.

J'ai demandé poliment l'autorisation de le voir et on m'introduisit chez lui à La Mecque.

Je lui dis: «Qui es-tu?»
Il dit: «Je suis un prophète».
Je dis: «Et qu'est-ce qu'un prophète?»
Il dit: «Je suis envoyé par Allah».
Je dis: «Quelle est donc la mission dont tu es chargé?»
Il dit: «II m'a envoyé pour faire respecter les liens sacrés de parenté, pour briser les idoles et pour faire adorer Allah seul et sans Lui associer quoi que ce soit».
Je dis: «Qui est avec toi en cela?»
Il dit: «Un homme libre et un esclave».
Il avait ce jour-là avec lui Abou Bakr et Bilàl, qu'Allah leur accorde Sa satisfaction.
Je dis: «J'ai l'intention de te suivre».
Il dit: «Tu ne peux actuellement supporter pareille chose.
Ne vois-tu donc pas dans quel état nous sommes mes Compagnons et moi?
Mais retourne parmi les tiens.
Dès que tu apprendras que j'ai vaincu mes ennemis, viens à moi».
Il dit: «Je m'en allais donc parmi les miens.

Le Messager d'Allah vint entre temps à Médine alors que j'étais dans ma tribu.

Je me mis à l'écoute des nouvelles et à interroger les voyageurs de passage.

Jusqu'à ce que des gens de ma tribu fussent allés à Médine.

Je leur demandai: «Qu'a donc fait cet homme qui est arrivé à Médine?»
Ils dirent: «Les gens s'empressent autour de lui.Son peuple a voulu le tuer mais ne l'a pas pu».

Je partis alors à Médine et m'introduisis chez lui.

Je dis: «O Messager d'Allah! Est-ce que tu me reconnais?»
Il dit: «Oui, tu es celui qui m'a rencontré à La Mecque».
Je dis: «O Messager d'Allah! Apprends-moi de ce qu'Allah t'a appris et que j'ignore moi-même.Informe-moi sur la prière!»

Il dit: «Fais la prière de l'aube puis abstiens-toi de prier jusqu'à ce que le soleil monte au-dessus de l'horizon de la longueur d'une lance car à ce moment le soleil se lève entre les deux cornes d'un démon et c'est à ce moment que les Mécréants se prosternent à lui.
Puis remets-toi à prier car à ce moment de nombreux Anges assistent à ta prière pour en témoigner en ta faveur.
Ensuite abstiens-toi de prier quand l'ombre de la lance (plantée au sol) atteint son minimum.
C'est en effet à ce moment que le feu de l'Enfer est porté à son maximum.
Quand l'ombre recommence à croître, reprends ta prière car un grand nombre d'Anges sont là pour en témoigner en ta faveur. Jusqu'à ce que tu fasses la prière du 'Asr.
Puis abstiens-toi de prier jusqu'au coucher du soleil.
Il se couche en effet entre les deux cornes d'un démon et c'est à ce moment que les Mécréants se prosternent à lui».

Je dis: «O Messager d'Allah!
Parle-moi maintenant des ablutions!»

Il dit: «II n'est pas quelqu'un d'entre vous qui apprête l'eau de ses ablutions, puis se rince la bouche, aspire l'eau avec ses narines puis la rejette en soufflant, sans que tombent les péchés de son visage, de sa bouche et de ses narines.

Puis, quand il se lave le visage comme Allah le lui a ordonné, tous les péchés de son visage tombent avec l'eau par les extrémités de sa barbe.

Puis, quand il se lave les mains jusqu'aux coudes, les péchés de ses mains tombent par les bouts de ses doigts.

Puis, quand il passe ses mains mouillées sur sa tête, les péchés de sa tête tombent par les extrémités de ses cheveux en même temps que l'eau.

Puis il se lave les pieds jusqu'aux chevilles et les péchés de ses pieds
tombent avec l'eau par les bouts de ses orteils.

Puis, quand il se lève pour prier, loue Allah le Très-Haut, Le remercie et Le
glorifie comme il se doit en n'ayant de pensée dans son cœur que pour Allah le Très-Haut, il sort alors libéré de tous ses péchés tel que sa mère l'a mis au monde».

(Rapporté par muslim)

ordonnez la priere a vos enfants

02/11/2013 08:43 par sunnia

Ordonnez la prière à vos enfants
 
Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Allah a dit dans la sourate Taha n°20 verset 132: « Et ordonne la prière à ta famille ».


Allah a dit dans la sourate Louqman n°32 verset 132 lorsqu'il a mentionné les exhortations que Louqman a fait à son fils: « Ô mon petit fils! Accomplis la prière ».


D'après 'Amr Ibn Chou'ayb, d'après son père, d'après son grand-père (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et son salut soient sur lui) dit: « Ordonnez la prière à vos enfants lorsqu'ils ont 7 ans (1) et frappez les pour elle à 10 ans (2) et séparez les dans les lits (3) ».
(Rapporté par Abou Daoud dans ses Sounan n°495 et authentifié par Cheikh Albani dans sa correction de Sounan Abi Daoud)

(1) C'est à dire qu'on leur ordonne la prière et on leur enseigne ce qui concerne ses conditions, ses piliers et la manière de l'accomplir. De plus il faudra emmener le jeune garçon faire les prières en commun à la mosquée avec les musulmans.

L'imam Nawawi (mort en 676) a dit: « Le responsable de l'enfant devra lui ordonner d'assister à la prière en groupe ».
(Al Majmou Charh Al Mouhadhab vol 3 p 13)

(2) C'est à dire que si à 10 ans l'enfant n'est pas sérieux vis-à-vis de l'accomplissement de ses prières ou refuse de les accomplir alors on le corrige de manière non violente afin que ceci lui profite et ne lui nuise pas. C'est à dire que ceci va lui profiter en terme d'avertissement et en même temps ceci ne va pas lui nuire car cela ne va pas lui causer de blessure.
(Cours n°69 du Charh de Sounan Abi Daoud du Cheikh 'Abdel Mouhsin Al 'Abad)

Je précise également qu'il est interdit de frapper l'enfant au visage.
(voir Awn Al Ma'boud Bi Charh Sounan Abi Daoud)

(3) L'imam 'Abder Raouf Al Mounawi a dit: « c'est à dire: ne faites pas dormir les enfants dans le même lit lorsqu'ils arrivent à l'âge de 10 ans pour prévenir contre le fait que leurs envies les fassent tomber dans des choses mauvaises malgré le lien de fraternité ».
(Voir Awn Al Ma'boud)


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ibn omar "sait t qui peut ruiner l'islam"

02/11/2013 08:35 par sunnia

Selon Ziâd ibn Hudaïr , ibn ‘Omar m’a dit : « Sais-tu qui peut ruiner l’Islam ?ibn omar "sait t qui peut ruiner l'islam"

Non, répondis-je !

Un savant qui commet une erreur, un hypocrite qui se sert du Coran pour polémiquer, et des émirs égarés au
pouvoir. »

Rapporté par e-Dârimî dans e-sunna



En commentaire à ce hadîth, Sheïkh el Fawzân souligne : « Ibn ‘Omar, le fils du Prince des croyants ibn el Khattâb est l’auteur d’une annale dans laquelle il met en lumière les facteurs faisant du mal à la religion musulmane et à ses adeptes, et pouvant même la ruiner.

« Un savant qui commet une erreur » : une mauvaise fatwa, par exemple risque, d’égarer les gens qui la prendront pour argent comptant, car venant du savant un tel. En faisant des fatwas, on s’aventure dans une pente très glissante ; le savant a une lourde responsabilité. C'est pourquoi il doit bien réfléchir avant de se prononcer, peser les conséquences de ses paroles, et ne pas sortir du cadre des textes religieux. Sa fatwa n’aura pas le même impact que si elle venait d’une personne quelconque, et qui d’entrée n’est pas crédible. L’erreur du savant de notoriété publique est lourde de conséquences. En gardant cela à l’esprit, il prendra doublement ses précautions, et n’avancera rien avant de s’en assure
r….

Sharh usûl el îmân

 

porter un petit exemplaire du coran dans le but de se proteger

01/11/2013 12:01 par sunnia

 

Question : Quel est l'avis religieux concernant le fait de porter des versets coraniques dans la poche à l'instar des Masahifs (exemplaires du Coran ) de petit format, dans le but d'être protégé contre l'envie ou contre un mal quelconque tout en considérant que ce sont des versets sacrés d'Allah, et que le fait de croire que ces versets protègent l'homme fait partie de la croyance pure en Allah.
La deuxième question : Quel est l'avis quand on place ces versets dans la voiture ou un endroit semblable, dans le même but?
La troisième question: Quel est l'avis religieux en ce qui concerne le fait de porter une amulette contenant des versets pour se protéger contre l'envie et le mauvais œil ou pour une autre raison comme par exemple: pour réussir, pour se guérir d'une maladie ou pour détourner une sorcellerie, etc.?
La quatrième question: Quel l'avis religieux au sujet de porter des versets coraniques dans l'objectif de Roqya, dans des chaînes en or ou pour se protéger contre le mal?


Réponse : Allah, Exalté soit-Il, a révélé le Coran pour que les gens accomplissent un acte d'adoration en le récitant et méditant sur ses sens, de sorte qu'ils prennent connaissance de ses prescriptions afin de les appliquer. Ainsi le Coran leur sera une guidée, un rappel qui adoucit leurs cœurs et fait frissonner leurs peaux, une purification de leurs esprits de l'ignorance et de l'égarement et un moyen pour que leurs âmes soient pures des vices du polythéisme ainsi que des péchés qu'ils ont commis. De même, Allah a révélé le Coran pour qu'il soit une miséricorde à celui dont il a ouvert le cœur et qui a prêté l'oreille à cet appel divin, en étant témoin. A ce propos, Allah, le Très-Haut, a dit: {O gens! Une exhortation vous est venue, de votre Seigneur, une guérison de ce qui est dans les poitrines, un guide et une miséricorde pour les croyants.} et Il (Exalté Soit-Il) a dit: {Allah a fait descendre le plus beau des récits, un Livre dont (certains versets) se ressemblent et se répètent. Les peaux de ceux qui redoutent leur Seigneur frissonnent (à l'entendre); puis leurs peaux et leurs cœurs s'apaisent au rappel d'Allah. Voilà le (Livre) guide d'Allah par lequel Il guide qui Il veut.}

Et Il (Gloire et Pureté à Lui) a dit: {Il y a bien là un rappel pour quiconque a un cœur, prête l’oreille tout en étant témoin.} Allah, Gloire à Lui, a fait du Coran un miracle pour Son Messager (que la bénédiction d'Allah et la paix soient sur lui), et une preuve claire que Mohammed est un Envoyé d'Allah pour tous les gens afin de les informer sur la Charia et une Miséricorde pour eux et pour établir contre eux une preuve. En ce sens, Allah (l'Exalté) dit: Et ils dirent: «Pourquoi n’a-t-on pas fait descendre sur lui des prodiges de la part de son Seigneur?» Dis: «Les prodiges sont auprès d’Allah. Moi, je ne suis qu’un avertisseur bien clair». Ne leur suffit-il donc point que Nous ayons fait descendre sur toi le Livre et qu’il leur soit récité? Il y a assurément là une miséricorde et un rappel pour des gens qui croient. Et Il (Le Très-Haut) dit: {Tels sont les versets du Livre explicite}. Et Il (Exalté Soit-Il) dit: {Voici les versets du Livre plein de sagesse.} et d'autres versets.

À la base, le Coran représente le Livre de la législation islamique qui édicte et éclaircit les prescriptions divines, il est la preuve par excellence, le miracle ultime et l'argument irréfutable avec lequel Allah a soutenu son Messager Mohammed (que la bénédiction d'Allah et la paix soient sur lui). Toutefois, il s'est avéré que le Prophète a fait la Roqya (récitation du Coran et invocations sur les malades à la recherche de la guérison) sur lui-même par le Coran en récitant les trois sourates protectrices dites "Al-Mou`awwidhât": {Dis: Allah est Unique}, {Dis: "Je cherche protection auprès du Seigneur de l'aube naissante"} et {Dis: "Je cherche protection auprès du Seigneur des hommes"}. De même, il s'est avéré qu'il avait autorisé la Roqya, quand il ne s'agissait pas du polythéisme, c'est-à-dire, la Roqya légale qui se fait seulement par la lecture du Coran et les invocations légales. Il a aussi approuvé l'exorcisme pratiqué par ses compagnons, et les a autorisés à percevoir une rétribution en contrepartie de cela. Il a été rapporté que `Awf ibn Mâlik (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit: A l'époque pré-islamique, nous pratiquions certaines formes d'exorcisme. Un jour, nous sommes venus dire au Prophète (que la bénédiction d'Allah et la paix soient sur lui) : "O Messager d'Allah ! Qu'en pensez vous ?". Il a dit : "Il n'y a aucun mal à cela tant qu'elles ne comportent pas des rites polythéistes." rapporté par Mouslim dans son Sahîh.
Et il a été rapporté que Abou Sa`îd Al-Khodrî (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit : Certains parmi les Compagnons de l'Envoyé d'Allah (que la bénédiction d'Allah et la paix soient sur lui) étaient en l’un de leurs voyages. Arrivés dans l’une des tribus arabes, ils demandèrent l'hospitalité qui leur fut refusée. Puis, quand le chef de cette tribu fut mordu, ses sujets essayèrent tout pour le guérir, mais en vain. Quelques-uns parmi eux dirent : « Si vous allez demander à ces voyageurs, peut-être ils ont quelque solution. » Ils allèrent leur demander: "Notre chef s’est fait mordu, et nous avons tout essayé pour le soigner mais en vain, y a-t-il parmi vous quelqu’un qui sait le soigner? » Un des Compagnons répondit: "Oui, par Allah ! Je peux l'exorciser. Mais, nous vous avons demandé l’hospitalité, et vous nous l’avez refusée. Je refuse de l’exorciser à moins que vous nous offriez quelque chose. » Ils acceptèrent donc de leur donner un troupeau de brebis. Alors, l’exorciseur se mit à souffler sur le corps du piqué en récitant :{ Louange à Allah, Seigneur de l'univers}. Le malade aussitôt guérit, et se mit à marcher comme si rien n’était et ordonna à ses sujets de leur donner l’offre assignée à titre de rétribution. Certains parmi eux dirent : « Partageons le troupeau entre nous. » Mais le Compagnon qui a exorcisé leur conseilla : « N'y touchez pas avant de consulter l'Envoyé d'Allah (que la bénédiction d'Allah et la paix soient sur lui). » Ils vinrent trouver le Prophète (que la bénédiction d'Allah et la paix soient sur lui) et lui firent part de ce qui s'était passé. Le Prophète leur répondit: "Qui t'a appris qu'elle est utilisé comme roquiya (c'est à dire Al Fatiha)?", puis il ajouta, en riant: "Vous avez bien fait, partagez le troupeau des moutons et réservez m'en une part".
rapporté par Al-Boukhârî et Mouslim.
Et il a été rapporté que `A'îcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) a dit: Quand le Prophète (que la bénédiction d'Allah et la paix soient sur lui) se mettait au lit, il soufflait dans les deux paumes de ses mains en récitant: " Il est Allah, l'Unique ", ainsi que les deux sourates protectrices "Mo`wdhatayn" (Al-Falaq et An-Nâs). Ensuite, il passait ses deux mains sur le visage et sur toutes les parties de son corps qu'il pouvait atteindre. `A'îcha a ajouté: "Lorsqu'il fut malade, il m'ordonna de lui faire moi-même ces mêmes pratiques" rapporté par Al-Boukhârî . D'après `A'îcha (qu'Allah soit satisfait d'elle), Le Prophète (que la bénédiction d'Allah et la paix soient sur lui) exorcisait un de ses parents en le frottant avec sa main droite et en disant: O Allah, Seigneur des hommes, chasse le mal, guéris-le, car Tu es Celui qui guérit ; il n'y a d'autre guérison que la Tienne et c'est une guérison qui ne laisse pas la moindre maladie rapporté par Al-Boukhârî.
Il existe par ailleurs d'autres hadiths qui prouvent que le Messager a exercé la Roqya par le Coran ou autres et qu'il l'a autorisée, tant qu'elle ne comporte pas des actes de polythéisme. Cependant, il n'y a rien qui prouve que le Prophète (que la bénédiction d'Allah et la paix soient sur lui), à qui le Coran a été révélé et qui connait le mieux ses dispositions et sa valeur, n'a mis ni sur lui-même ni sur quiconque une amulette contenant du Coran pour se protéger contre l'envie ou contre un mal quelconque. De même, il n'a pas porté le Coran ou quelques versets dans ses vêtements, dans ses bagages ou encore sur sa monture pour qu'il soit protégé contre le mal provenant des ennemis ou pour remporter une victoire ou pour lui faciliter le chemin ou pour lui alléger la vicissitude du voyage. Ainsi, le Messager d'Allah (que la bénédiction d'Allah et la paix soient sur lui) n'a utilisé aucune amulette ayant pour objectif d'apporter le bien ou de protéger contre le mal et si cela était légal, le Prophète l'aurait fait, en aurait informé et l'aurait expliqué à sa communauté et ce, en application de cette Parole d'Allah: O Messager, transmets ce qui t’a été descendu de la part de ton Seigneur. Si tu ne le faisais pas, alors tu n’aurais pas communiqué Son message. Et si le Prophète avait fait quelque chose de semblable et l'avait expliqué à ses compagnons, ils auraient dû nous le rapporter et l'appliquer puisqu'ils sont les plus dignes de l'exhortation de la communauté, et ils sont les meilleurs dans la mémorisation de la loi divine oralement et pratiquement car ce sont eux qui ont suivi et vécu l'enseignement du Messager d'Allah (que la bénédiction d'Allah et la paix soient sur lui). Mais rien de cela n'a été prouvé ni rapporté par eux, ce qui montre que le fait de porter le Coran, de le mettre dans la voiture, dans la maison ou dans la caisse, tout simplement pour lutter contre l'envie ou pour être protégé contre le mal ou pour toute autre raison ayant pour objectif d'apporter un bien ou de lutter contre un mal, tout cela n'est pas permis. Aussi, le fait de le considérer comme une amulette ou de graver quelques versets sur une chaîne d'or ou d'argent par exemple pour qu'il soit suspendu au cou n'est pas permis parce que cela s'oppose à la tradition du Messager d'Allah (que la bénédiction d'Allah et la paix soient sur lui), ainsi qu'aux comportements de compagnons (qu'Allah soit satisfait d'eux), et surtout car cela est inclus en général dans ce hadith: Qu'Allah ne mène jamais à bon terme les affaires de quiconque porte une amulette. et selon une autre transmission: Celui qui porte une amulette, commet un acte de polythéisme rapporté par l'Imam 'Ahmad et dans la parole générale du Prophète (que la bénédiction d'Allah et la paix soient sur lui): L'exorcisme, l'amulette et les talismans (comme "At-Towala", quelque chose. en forme de grain qui ensorcelle la femme et l'a rend éprise de son mari) font partie du polythéisme Or, Le Prophète (que la bénédiction d'Allah et la paix soient sur lui), a excepté parmi les Roqyas, celles qui ne contiennent pas de polythéisme; il les a autorisées comme on l'a déjà mentionné. Quant aux amulettes, le Prophète n'en a rien exclu et de ce fait, elles sont donc toutes interdites. Et cela est l'avis de `Abdoullah ibn Mess`oud et de `Abdoullah ibn `Abbâs, ainsi qu'un groupe de compagnons et un groupe des Suivants dont les disciples de `Abdoullah ibn Mess`oud comme 'Ibrâhîm ibn Yazîd An-Nakha`î.

Certains savants ont autorisé de porter des amulettes contenant du Coran ou les plus beaux Noms d'Allah dans le but d'être protégé ou dans ce sens. Ils ont excepté cela en se basant sur le hadith du Prophète (que la bénédiction d'Allah et la paix soient sur lui), concernant les talismans. Cette exception était faite par analogie à celle concernant la roqya qui ne contient aucune trace de polythéisme et vu que le Coran est la Parole d'Allah et l’un de Ses attributs, on peut donc en escompter la bénédiction et la bienfaisance, ainsi qu’en les plus beaux noms d’Allah, l'Exalté, sans que cela soit considéré comme un acte de polythéisme. En ce sens, il n' est pas interdit d'utiliser les versets coraniques pour en faire des amulettes ou autre chose pareille ou de les porter ou de les suspendre afin d'obtenir la bénédiction et le bienfait. Cette opinion a été attribuée à un groupe de compagnons, dont `Abdoullah ibn `Amr ibn Al-`Ass, mais cette transmission n'a pas été authentifiée, car Mohammed ibn 'Ishâq fait partie de sa chaîne de transmission, et il est considéré comme dissimulateur. Même si cette histoire s'était avérée authentique, elle ne prouverait pas l'autorisation de porter des amulettes parce que cette version montre que `Abdoullah enseignait le Coran aux adultes et l'écrivait pour les enfants sur des plaques de bois, qu'ils suspendaient à leurs cous. Il paraît qu'il faisait cela pour qu'ils répètent et apprennent par cœur et non pas pour les protéger contre l'envie ou contre un mal quelconque; ce ne sont pas donc des amulettes du Coran. On doit également dire que le Sheikh `Abdourahmân ibn Hassan, dans son livre [Fath Al-Madjîd] avait choisi l'avis de `Abdoullah ibn Mess`oud et de ses compagnons, qui interdit les amulettes contenant du Coran ou autre, disant que cela est l'opinion exacte pour trois raisons: Premièrement: Le caractère général de l'interdiction, que rien ne permet de rendre particulière. Deuxièmement: Lutter contre les prétextes qui poussent les gens à suspendre autre chose. Troisièmement: Parce que si le Coran était suspendu, il serait exposé à un traitement qui n'est pas digne de son rang, vu que son porteur pourrait le faire entrer avec lui
dans la salle du bain pour satisfaire ses besoins naturels, pour faire Al-'Istindjâ' (nettoyage des parties intimes avec de l'eau après avoir fait ses besoins), etc.
Allah est le plus Savant.

Le Comité Permanent des Recherches Scientifiques et de la Délivrance des Fatwas (Al-Iftâ')

Président : Mohammed Ibn Ibrahîm Ali-Sheikh
Vice-président du Comité : `Abd-Ar-Razâq `Afifî
Membre : `Abd-Allah ibn Ghoudayân