24/12/2013 08:13 par sunnia
Celui qui insulte Allah ou Son Messager ou l?Islam
27/12/2013 11:04 par sunnia
Ibn Taymiya rapporte dans son ouvrage « as-Sârim al-Masloûl » page 513 :

قال محمد بن سحنون وهو أحد الأئمة من أصحاب مالك وزمنه قريب من هذه الطبقة: "أجمع العلماء أن شاتم النبي صلى الله عليه وسلم المنتقص له كافر والوعيد جار عليه بعذاب الله وحكمه عند الأمة القتل ومن شك في كفره وعذابه كفر."
« Mouhammad Ibn Sahnoûn, l’un des imams de la doctrine de Mâlik à une époque proche de ce groupe, a dit : « Les savants sont unanimes que celui qui insulte le prophète salla Allahou ‘alayhi wa salam ou le rabaisse, c’est un mécréant, et la menace d’Allah se réalisera sur lui ainsi que le supplice. Quant à son verdict, d’après la communauté, c’est la mort. Et quiconque doute de sa mécréance ou de son châtiment est mécréant. »
Apprenez que celui qui insulte Allah ou la religion ou le Messager est un mécréant apostat, qu’il fasse cela pour s’amuser ou de manière sérieuse, qu’il considéré cela licite ou non de même qu’il fasse cela dans un état de colère ou de tranquillité. Et son sang ainsi que ses biens sont licites, qu’il soit musulman ou qu’il soit dhimmi ou protégé par un contrat, qu’il soit un homme ou une femme. Et les preuves de ceci sont nombreuses:
Première preuve:
Allah dit : « Ceux qui injurient (offensent) Allah et Son messager, Allah les maudit ici-bas, comme dans l’au-delà et leur prépare un châtiment avilissant » [Sourate Al Ahzab 33:57]
1) L’indication sur la mécréance de l’insulteur dans le verset ci-dessus :
- Une des indications sur la mécréance de l’insulteur, est que le Très Haut a dit : «Allah les maudit ici-bas, comme dans l'au-delà ». La malédiction signifie le retrait de la miséricorde et celui qu’Allah a banni de Sa Miséricorde dans l’ici-bas et l’au-delà ne peut être que mécréant.
Nous précisons que ceci est différent de la malédiction lancée par le Prophète ou les croyants sous forme d’invocation contre quelqu’un dans l’ici-bas, comme par exemple lorsque le prophète (salla Allahou ‘alayhi wa salam) dit:
« Qu’Allah maudisse celui qui prend de l’usure et celui qui le donne » et « qu’Allah maudisse le voleur ».
- La seconde indication est qu’Allah a mentionné : « châtiment avilissant ». La mention du châtiment avilissant dans le coran n’est renvoyée que pour évoquer le sort des mécréants. Allah dit: « Nous avons préparé un châtiment avilissant pour les mécréants » [Sourate an Nisa 4:37] et Il dit: « car un châtiment avilissant attend les infidèles! » [Sourate al Baqarah 2:90].
Quant aux croyants fautifs, Allah emploie l’adjectif "énorme" (al ‘adhim) ainsi que d’autre termes mais ne mentionne pas qu’Il leur réservera le châtiment "avilissant" (al mouhîn). Et ceci car Il a dit: « Et quiconque Allah avilit n’a personne pour l’honorer » [Sourate al Hadj 22:18]. L’avilissement signifie l’humiliation, le dénigrement et la honte… Et Allah est susceptible d’augmenter le châtiment qui ne convient qu’aux mécréants, quant aux croyants pécheurs ils sont châtiés mais pas avilis…
- La troisième indication dans ce verset est que le châtiment avilissant a été soigneusement préparé pour les mécréants : « …(Allah) leur prépare un châtiment avilissant ». En effet, l’enfer a été créé comme refuge pour eux, ils ne pourront ni en bouger ni en sortir. Allah dit: « Et craignez le Feu préparé pour les mécréants » [Sourate al-‘Imran 3:131].
Quant aux pécheurs parmi les croyants, il leur est possible de ne pas y entrer si Allah leur pardonne. Et s’ils y rentrent, ils en sortiront après un certain temps par leur Tawhid et leur Islam.
2) Quant à l’indication du verset sur le fait de le tuer :
- Comme indication sur le fait de le tuer il y a la parole du Prophète (salla Allahou ‘alayhi wa salam) tel que l’a rapporté al Boukhari et d’autres: « Qui s’occupera de Ka‘b Ibn al-Ashraf ? Il a offensé Allah et Son Prophète ! ».
Ce Ka‘b était un juif sous contrat, qui s’est mit à insulter les musulmans et leur religion. Le Prophète a considéré l’insulte de celui-ci comme une offense envers Allah et Son Prophète et a alors chargé quelqu’un de le tuer. Ainsi il a permis l’exécution du mécréant sous contrat s’il insulte Allah ou le Prophète ou la religion des musulmans.
Sachant que le dhimmi ou celui sous contrat a des droits que d’autres n’ont pas parmi les mécréants, que dire alors du mécréant qui n’est pas sous contrat ? Et si la sécurité et l’immunité du mécréant sous contrat sont annulées par l’insulte et l’injure de la religion de l’islam, alors de la même manière la sécurité et l’immunité du musulman sont rompues par les mêmes actes.
- L’indication sur le fait de tuer l’insulteur est la parole d’Allah : « Allah les maudit ici-bas, comme dans l’au-delà ». Or Allah dit à propos des maudits: « Des maudits, où qu’on les trouve, ils seront pris et tués impitoyablement » [Sourate al Ahzab 33:61]. Il nous apprend donc que leur exécution est permise. [Ceci est l’explication donné par Ibn Taymiya dans "al sarm al masloul ‘ala shatm al rassoul" page 42].
Seconde preuve:
La Parole d’Allah : « Ô vous qui avez cru! N'élevez pas vos voix au-dessus de la voix du Prophète, et ne haussez pas le ton en lui parlant, comme vous le haussez les uns avec les autres, sinon vos oeuvres deviendraient vaines sans que vous vous en rendiez compte »
[Sourate Al-Houjourât 49:2].
L’indication que l’insulteur est mécréant dans ce verset est que le fait d’avoir toutes les oeuvres rendues vaines est une particularité des mécréants. Allah dit: « Et ceux qui parmi vous qui abjureront leur religion et mourront infidèles, vaines seront pour eux leurs actions » [Sourate al Baqarah 2:217] et Il dit: « Si tu donnes des associés à Allah, ton oeuvre sera certes vaine » [Sourate az-Zoumar 39:65] Nous précisons qu’il ne faut pas confondre avec l’annulation d’un acte d’adoration précis qui peut être arrêté à cause de l’absence d’une condition de validité ou autres.
Donc si le fait de lever la voix au dessus de la voix du Prophète sans mauvaise intention, ni sentiment fait craindre aux compagnons que leurs oeuvres deviennent vaines et ne soit donc autre chose qu’un annulatif parmi les annulatifs de l’islam, que dire alors du fait d’insulter le Prophète ou d’insulter la religion provenant d’Allah ou d’insulter Allah lui-même? Point de doute que le coupable d’une telle action voit ses oeuvres s’annuler d’un plus haut niveau encore et qu’il est mécréant apostat s’il était à l’origine musulman. Ainsi, se rompt son contrat ou son statut de dhimmi et s’en va l’immunité de son sang et de ses biens.
L’Imam ‘Abdallah Ibn Ahmad Ibn Hanbal a dit: « J’ai questionné mon père à propos d’un homme (en colère) qui dit à un autre: "O fils de ci et ça, toi et Celui qui t’a créé!". Il a dit: "Cette personne a apostasié de l’islam". J’ai demandé: "Faut il lui trancher la tête ?". Il a répondu: "Oui, il faut lui trancher la tête » (Massa’il al Imam Ahmad p 431).
Troisième preuve:
La Parole d’Allah : « Et si tu les interrogeais, ils diraient très certainement: "Vraiment, nous ne faisions que bavarder et jouer." Dis: "Est- ce d'Allah, de Ses versets et de Son messager que vous vous moquiez?" Ne vous excusez pas: vous avez bel et bien rejeté la foi après avoir cru. Si Nous pardonnons à une partie des vôtres, Nous en châtierons une autre pour avoir été des criminels » [Sourate At-Tawba 9:65-66]
Ce verset montre que le fait de se moquer d’Allah ou d’une chose de la religion ou du Prophète est une mécréance et une apostasie après la foi. Ce verset a été révélé en raison d’un groupe qui, revenu du Jihad avec le Prophète, se mirent à se moquer d’entre les sahabas. Lorsque fut révélé ce verset ils s’excusèrent en disant: « Nous ne faisions que bavarder histoire de passer le temps », en d’autres termes « nous ne faisions que plaisanter et jouer et nous n’avions pas pour but de mécroire, nous ne pensions pas ce que nous disions ». Remarquez qu’Allah ne leur a pas dit : « Vous avez menti, plutôt vous pensiez ce que vous disiez ! » mais Il leur a dit: « Ne vous excusez pas: vous avez bel et bien rejeté la foi » sous entendu: « par cette action ci, vous avez mécru, même si elle n’a pas était fait par I‘tiqad (conviction du cœur) ».
Ceci est donc une preuve que celui qui se moque d’Allah ou de la religion ou du Prophète est mécréant, qu’il ait fait cela pour plaisanter ou de manière sérieuse, et qu’il pensait à la gravité de cette insulte ou non. Que dire alors du fait d’insulter qui est pire encore ?
Il y a dans cela une réfutation pour les têtes des murji’a qui pensent que la mécréance ne se manifeste que dans la croyance (I‘tiqad) ou dans le fait de se légiférer la chose (Istihlal), ou dans le reniement (Juhud)…etc.
Et si on demande: "Pourquoi le Prophète ne les a pas fait exécuter à partir du moment où ils ont mécru et apostasié par cette parole là ?"
Nous disons: le shaykh al Islam Ibn Taymiya a répondu à cela d’une manière semblable :
Ils se sont retranchés derrière le repentir comme c’est notifié dans les causes de la révélation, et cela est apparent dans Sa Parole : « Si Nous pardonnons à une partie des vôtres, Nous en châtierons une autre pour avoir été des criminels ». Donc celui qui s’est repenti d’un repentir sincère, Allah lui a pardonné et celui qui s’est repenti hypocritement et par crainte du véritable commandement a été protégé par cela dans l’ici-bas, et dans l’ici-bas uniquement. Quant au jour du jugement sa destinée sera la destinée des hypocrites. Et ceci est la raison pour laquelle le Prophète les a laissé et ne les a pas tous exécutés… Cet avis a également était défendu par l’Imam Ibn Hazm. (voir al mahala 207/11).
Quatrième preuve:
Nous avons évoqué l’histoire du juif Ka‘b Ibn al-Ashraf que le Prophète avait promis de ne pas aider les mécréants contre lui et de ne pas le combattre... Mais lorsqu’il a insulté le Prophète affreusement, le Messager d’Allah a dit comme mentionné dans le hadith agréé par tous: « Qui s’occupera de Ka‘b Ibn al-Ashraf ? Il a offensé Allah et Son Prophète ! » alors Muhammad Ibnu Maslama s’est levé et a dit: « Moi, Ô Messager d’Allah ! Aimerais-tu que je le tue ? » il répondit : « Oui… » jusqu’à la fin du hadith où est racontée l’histoire de son assassinat et ceci était un meurtre sans combat d’une armée, ni bataille... (Rapporté par Boukhari et Mouslim)
Ce juif était sous contrat, donc protégé dans sa personne et ses biens. Et malgré cela, lorsqu’il a insulté le Prophète, son pacte qui spécifiait sa sécurité et son immunité s’est rompu et il a était tué. Et ce récit a été utilisé par l’Imam Shafi‘i pour dire que le dhimmi qui insulte le Prophète peut être tué et que son alliance de protection de sécurité est rompue.
Le dhimmi est le mécréant qui paye le tribut (Jizyah) à l’état islamique, qui se soumet à ses lois, qui respecte la religion des musulmans et ne prône pas son shirk ou son kufr entre eux… Il mérite donc plus d’être tuer que celui qui n’a même pas de pacte ni le statut de dhimmi et qui insulte Allah ou Son Prophète ou la religion des musulmans.
Et il en va de même pour celui qui est à l’origine musulman s’il insulte, car si le mécréant sous contrat, juif ou chrétien ou autre, est exécuté s’il insulte notre religion ou Prophète alors qu’il ne croit pas en notre Prophète ou notre religion, plutôt il croit en leur fausseté et ne les suit pas, alors celui qui se réclame de l’islam et qui sait que l’islam est la vérité et qui témoigne qu’Allah est son Seigneur et Patron et que Muhammad est le Messager d’Allah puis qui insulte Allah ou sa religion de vérité ou son Prophète, l’élu Muhammad est pire que celui-ci.
Cinquième preuve:
Ce qui a été rapporté par al Sha'bi d’après ‘Ali à propos d’une juive qui a injurié le Prophète et qui était insolente à son égard, alors un homme l’a étranglé jusqu’à ce qu’elle meurt et le Prophète a laissé faire et n’a pas réclamé le prix du sang (Rapporté par Abou Daoud et d’autres).
Shaykh al Islam a dit: « Ce hadith est bon et al Sha‘bi a vue ‘Ali et l’a rapporté de lui. Et même s’il y avait un intermédiaire, al Sha‘bi est considéré par les savants comme quelqu’un de véridique dans ses rapports et ils ne lui connaissent de moursal (hadith remontant au Prophète) sans qu’il ne soit authentique. Et il est parmi les plus savantes personnes dans les récits provenant de ‘Ali et parmi ses plus grands compagnons. Et ce hadith est renforcé par le récit d’Ibn al ‘Abbas ». (fin de citation)
Et il (Ibn Taymiya) dit: « Ce hadith est une indication sur la permission de tuer une femme qui injurie le Prophète et une preuve sur le fait de tuer le dhimmi et de tuer le musulman ou la musulmane, s’il insulte. De plus, cette femme était dépositaire d’une trêve puisque lorsque le Prophète a dirigé Médine et qu’il a appelé l’ensemble des juifs et ceux qui y résidaient, ils ont cosigné inconditionnellement et il n’a pas appliqué sur eux la jiziyah ». (fin de citation)
Et il est connu que la femme mécréante est, chez les musulmans, protégée du fait d’être tuée, de par son statut de femme et ce même si elle n’est pas dhimmi ou sous contrat parce que le Prophète a interdit le meurtre de femmes durant la bataille, du moins de celles qui ne sont pas des guerrières combattantes. On apprend ainsi que celle qui insulte Allah ou Sa religion ou Son Prophète ou qui les injuries ont le statut de la combattante qui fait la guerre à la religion d’Allah. Et cela est également une preuve pour la seconde question, concernant la permissivité de tuer celui qui insulte Allah ou Sa religion ou Son Messager pour un musulman isolé.
Si le dirigeant manque à appliquer sur la population islamique le jugement révélé par Le Tout Miséricordieux ou que le gouvernement est aux mains des têtes de la mécréance, parmi ceux qui ne se soucient pas du jugement d’Allah ou offensent le Tout Miséricordieux… et bien on a dans ce hadith l’exemple d’un homme qui a tué cette femme de lui même, sans revenir (demander l’autorisation) au Prophète. Lorsque le Prophète a entendu parlé de l’affaire, il ne lui a pas reproché le meurtre de cette femme et n’a pas ordonné de verser le prix du sang. Il n’a pas dit non plus que ceci était réservé au dirigeant et de son ressort, et il ne l’a pas considéré comme un mounkar, ni n’a réprimandé celui qui l’a fait, plutôt il a approuvé et a laissé verser son sang...
Et le Shaykh al Islam a justifié cela en disant: « Et ceci, car il est obligatoire de le tuer dans le sens où il complote contre la religion et la perverti, et ce n’est donc pas comparable au fait de tuer à cause du péché d’adultère ou autre » (voir résumé de al sar al masloul pg 61)
Il y a donc en cela une différence entre l’application des peines légales des désobéissants pour le reste des péchés et entre la peine légale de celui qui lance des propos injurieux au Seigneur des mondes ou Sa religion ou sur le Prophète de tous les musulmans. Donc pour le fait de tuer celui qui insulte Allah, s’il s’agit d’une peine parmi les peines légales, elle est comparable au fait de tuer un combattant qui fait la guerre aux musulmans. Or, celui qu’il est nécessaire de tuer, "il est permit à tout le monde de le tuer" (règle de jurisprudence énoncée par Ibn Taymiya pg 268).
Le Shaykh al Islam a dit dans le même sujet: « Et il y a beaucoup [de choses dites] sur le fait de tuer l’insulteur sans l’accord préalable de l’Imam, et ceci est [en règle général] un droit réservé à l’Imam (le dirigeant), cependant l’Imam doit gracier celui qui a appliqué une sentence obligatoire sans son consentement préalable » (fin de citation).
Ceci est un droit réservé lorsqu’il y a présence de l’Imam appliquant sur la population islamique le jugement par la shari‘a du Tout Miséricordieux. Par contre s’il n’y a pas de tel Imam et que le gouverneur fait partie des têtes de la mécréance qui poussent les gens à adorer sa propre législation de mécréance, alors il n’y a pas dans cela une violation du droit d’un musulman, mais il y a plutôt une violation "du droit" du Taghout mécréant. Et ceci est une application pratique du désaveu de leur personne ainsi que du reniement de leurs lois forgées. Que soit donc facilité cela et bénit soit celui qui viole "ce droit" (du taghout).
Conséquence :
Comme le sang du critiqueur de la religion d’Allah ou de l’insulteur d’Allah ou du Prophète est permis, sa sentence est celle relatif au sang de celui qui combat les musulmans, qu’il soit homme ou femme, et peu importe que fût sa religion et sa doctrine. De la même manière, pour la sentence relative à son argent, il appartient à celui qui le tue parmi les musulmans.
Le Prophète, dans un hadith que rapporte Boukhari dans son sahih, a dit: « Celui qui tue un combattant obtient sa dépouille ».
Les mots "celui qui tue un combattant" signifient : parmi les mécréants combattant, et le mot "dépouille" signifie: tout ce qui se trouve avec le mécréant lorsqu’il l’a tué comme monture, habit, chamelle de bonne race, arme ou argent.
Le prophète n’a pas voulu dire: « Ceci est restreint au situation de combat dans la bataille » parce que le texte est général, donc ceci est permis qu’il l’ait tué durant la bataille ou qu’il l’ait tué après l’avoir ligoté ou par ruse. L’exemple est à prendre dans le sens général du texte et il ne convient pas de le restreindre à la cause. Ibn Hazm a répondu à cela dans son mahala et a ôté les doutes de celui qui a embelli la modification de cette généralité (cf mahala 7/336 question 955).
Al Boukhari, dans son Sahih, rapporte un hadith de Salama Ibnul Aqwa’ qui confirme cela : « Arriva auprès du Prophète un oeil parmi les mushrikin (càd un espion ou agent travaillant à la solde des koufar combattant la religion d’Allah et des musulmans). Il s’assit auprès de ses compagnons qui discutaient puis changea de place. Le prophète dit alors: « sollicitez le et tuez le ! ». Salama dit: « alors je l’ai tué ». Le Prophète distribua ensuite ses dépouilles » (voir Fath al Majid 6/168).
Ceci pour montrer qu’un compagnon a tué quelqu’un et a pris ses dépouilles après l’avoir suivi jusqu'à ce qu’il fasse baraquer sa chamelle, sans que ce soit dans un contexte de bataille ni une guerre, comme cela est affirmé chez d’autres rapporteurs qu’al Boukhari.
Apprenez donc que ceci est parmi les meilleurs gains car c’est le butin qu’Allah a rendu licite pour cette oummah contrairement aux restes des communautés et notre Prophète n’était ni forgeron ni menuisier mais il était un combattant et son salaire et son gagne-pain provenaient de là, comme le mentionne le hadith: « Mon rizq (fortune, vivre) a était placé à l’ombre de ma lance » (Rapporté par Ahmed et Ibn Maja).
La généralité du premier récit confirme absolument ce verdict même si le dirigeant musulman est absent... Le prouve également ce que fit Abu Bassir quant il s’infiltra dans la caravane des Qouraïch et leur troupe de voyageurs. En effet, Abu Bassir n’était pas entré avec le consentement officiel de l’Etat Islamique et ne pouvait même pas faire cela en vertu des clauses présentes dans le pacte qui a été conclu entre le Prophète et les mécréants de Qouraïch. Pour preuve, les Qouraïch ne demandèrent pas au Prophète de verser le prix du sang de l’ouvrier qu’a tué Abou Bassir ni ne l’ont responsabilisé de ce qu’il a pillé de leur caravane et troupe de voyageurs.
En fait, leur relation avec le Prophète était alors celle de mécréants sous contrat. Mais par rapport à Abou Bassir, ils étaient des mécréants combattant car il était toujours pourchassé par eux puisqu’ils ont tenté de le capturer et de le tuer. Et en rapport avec cette histoire, on a dans le sahih d’al Boukhari un résumé englobant l’histoire du pacte de Houdaybiya. Vous la trouverez dans "Le chapitre des conditions" sous l’intitulé "Conditions du Jihad et des accords avec les ennemis.." (Sahih Boukhari 5/329).
Dans cette histoire ci, il y a un autre intérêt majeur : le fait qu’il y a ici une règle importante qu’il faut observer dans de telles situations: c’est qu’il ne s’en est pas suivi de préjudice à autre que lui parmi les musulmans. Donc ce qu’a fait Abou Bassir n’a pas été imputé au Prophète et ses compagnons et n’a pas porté préjudice au groupe des musulmans. Pour cela, il faut analyser la balance des intérêts (mizanu-l-massaleh) et celle des dégâts islamiques (al mafased al-shar‘iyah), voir les choix du moment et les opportunités présentes et s'il faut vraiment avoir recours à un escadron ainsi qu'à la ruse et tout autre moyen légiféré avec les mécréants qui nous combattent. Le Mouwahid à notre époque est une marchandise précieuse et un objet rare. On ne doit pas permettre son effusion de sang en échange du sang d’un seul porc. Il convient donc d’être avare pour ce qui est plus grave et qui est une plus grande exaction chez les ennemis. Dans la biographie de l’élu on voit que sa considération augmentée dans ce genre de question.
Et celui qui est affaibli dans pareil cas, il ne lui est pas permis de s’asseoir ni de manger ni d’être souriant en face de l’insulteur. Plutôt il est obligatoire de le désapprouver par la langue s’il ne peut le faire par la main et s’il est affaibli dans sa langue, il doit faire apparaître la colère sur son visage, blêmir (de rage) pour l’affliger et qu’il s’éloigne de son assemblée par peur de devenir comme lui car Allah dit: « Dans le Livre, Il vous a déjà révélé ceci: lorsque vous entendez qu’on renie les versets (le Coran) d'Allah et qu'on s'en raille, ne vous asseyez point avec ceux-là jusqu'à ce qu' ils entreprennent une autre conversation. Sinon, vous serez comme eux. Allah rassemblera, certes, les hypocrites et les mécréants, tous, dans l'Enfer » [Sourate An-Nisa’ 4:140]
Que signifie le Hadîth : "Ce Coran a été descendu avec 7 harf" ? - Les variantes de récitations dans le texte coranique
26/12/2013 19:37 par sunnia
La récitation du Coran peut être faite selon de légères variantes (al-qirâ'ât ou al-ahruf), liées à la lexicologie, à la morphologie, à la syntaxe, etc., qui n'influent en rien sur le sens global du texte.

Pour un certain nombre d'orientalistes, l'existence de ces variantes dans la récitation du Coran sont la preuve de l'imprécision des copies diffusées par le calife Uthmân (644-656). "C'est bien, disent-ils, parce que le texte arabe de ces copies ne contenait pas de signes diacritiques (points qui différencient entre elles certaines lettres possédant la même forme) ni de voyelles courtes que ces variantes de lecture sont apparues."
Le problème c'est que si le constat de l'existence de variantes de récitation est vrai, l'explication qui en est avancée par ces orientalistes est erronée. En effet, si c'était le simple fait de pouvoir "deviner" le mot qu'on voulait à partir des copies coraniques qui était à l'origine des variantes de récitation, comment expliquer que d'innombrables fois, un mot écrit avec la même graphie ne connaisse pas les mêmes variantes ? Ainsi, le mot écrit "mlk" figure dans la sourate al-Fâtiha et aussi dans la sourate an-Nâs : pourtant, les variantes "mâlik" et aussi "malik" existent à propos de la sourate al-Fâtiha (première sourate dans l'ordre des copies coraniques), alors qu'en ce qui concerne la sourate an-Nâs (dernière sourate dans l'ordre des copies coraniques), la seule récitation possible est "malik". Si c'était l'imprécision des copies qui est à l'origine des variantes de récitation, pourquoi, pour un mot écrit exactement de la même manière ("mlk"), lit-on "malik" et mâlik" dans la sourate al-Fâtiha, mais seulement "malik" et pas "mâlik" dans la sourate an-Nâs ? Très nombreux sont les exemples de ce genre.
En fait c'est le Prophète lui-même qui avait, de son vivant, enseigné à différents Compagnons différentes variantes de récitation du Coran.
Omar ibn ul-Khattâb raconte ainsi : "Un jour, lors du vivant du Prophète, j'entendis Hishâm ibn Hakîm réciter la sourate al-Furqân. Alors que j'écoutais attentivement sa récitation, je m'aperçus qu'il la faisait avec certaines lettres autres que celles que le Prophète m'avait enseignées. J'étais sur le point de l'interpeller pendant sa prière même, mais je me retins et attendis qu'il la termine. Je le pris alors par son vêtement et lui dis : "Qui donc t'a enseigné ainsi la sourate que je t'ai entendu réciter ? - C'est le Prophète, me répondit-il. - Tu mens, lui répliquai-je, car il me l'a enseignée avec des lettres différentes que certaines de celles dont que tu viens de réciter." Je l'emmenai alors auprès du Prophète et exposai à celui-ci le problème : "J'ai entendu cet homme réciter la sourate al-Furqân et y réciter certaines lettres autres que celles que tu m'as enseignées. - Lâche-le" me dit le Prophète. Puis, se tournant vers Hishâm, il lui dit : "Récite, Hishâm." Hishâm récita alors la sourate de la même manière qu'il l'avait fait auparavant. Le Prophète dit alors : "Ainsi cette sourate est elle descendue." Puis il me dit : "Récite, toi, Umar." Je le fis alors selon la façon que lui-même m'avait enseignée. Il dit également : "Ainsi cette sourate est elle descendue." Puis il dit : "Ce Coran a été descendu avec sept harf. Récitez donc celle qui est facile pour vous" (Rapporté par al-Bukhârî, n° 4706).
Ubayy ibn Ka'b et Abdullâb ibn Mas'ûd racontent, chacun de leur côté, deux autres expériences similaires : chacun a été surpris d'entendre une tierce personne faire la récitation du Coran avec certaines lettres différentes de celles qu'ils avaient apprises du Prophète. Chacun s'est rendu auprès du Prophète qui a donné à chaque fois la même explication : le Coran peut être récité avec des variantes minimes. (Récits rapportés respectivement par Muslim, n° 820, et par al-Bukhârî, n° 3289, n° 4775.)
Ces expériences vécues par trois Compagnons du Prophète du vivant même de ce dernier suffisent à battre en brèche l'hypothèse des orientalistes citée plus haut : les variantes de récitation du texte coranique ne sont pas dues à des imprécisions dans les copies coraniques mais ont été enseignées par le Prophète en personne à ses Compagnons.
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Pourquoi le Prophète a-t-il enseigné ces variantes de récitation ?
Le texte coranique, au début de sa révélation, était enseigné par le Prophète et récité sans variantes (rapporté al-Bukharî, n° 4705, n° 819).
Mais quand des personnes de diverses régions commencèrent à se convertir à l'islam (Fat'h ul-bârî, tome 9 p. 36), le Prophète lui-même demanda à l'ange Gabriel de transmettre à Dieu sa requête : que soient rendues possibles des variantes de récitation du texte coranique ; après une première réponse favorable, il y eut une autre demande, puis une autre réponse favorable, puis une nouvelle demande ; au bout d'un certain nombre de fois, la possibilité de 7 "harf" fut accordée (rapporté par Muslim, n° 820). Cela se passa durant la période médinoise de la vie du Prophète, comme le montre la relation qui précise que le Prophète se trouvait alors auprès de "adhâti Banî Ghifâr" (rapporté par Muslim, n° 821) (Fat'h ul-bârî, tome 9 p. 36).
Par ces demandes, le Prophète voulait que tous les Arabes puissent réciter facilement le Coran. Car il faut savoir qu'à l'époque du Prophète, différents dialectes de la langue arabe existaient en Arabie. Alors que les Arabes du Hedjaz avaient recours à l'élision de la lettre hamza, ceux d'Arabie orientale la prononçaient fortement ; "sal", disaient les premiers, "is'al", les seconds. Des différences de prononciations existaient entre différentes régions : ici "kuffèr", là "kuffâr" ; ici "hudè", là "hudâ" ; ici "SirâT", là "zirâT" ; ici "Salât", là "SaLât" (avec le lâm emphatique). Des mots comme "tarîq" et "sûq" étaient féminins dans le Hedjaz, masculins en Arabie orientale.
Or le Prophète pensait surtout à ceux qui étaient illettrés, très vieux ou très jeunes (ce sont les personnes qu'il a mentionnées dans le hadîth qu'a rapporté at-Tirmidhî, n° 2944) ; pour ces catégories de personnes, il est effectivement très difficile de se défaire d'une habitude de prononciation ou d'un accent particulier, et de prononcer certains termes (sur le plan morphologique, ou bien sur le plan de l'accent) selon les particularités de dialectes autres que le leur. C'est pourquoi il est rapporté que, adressant l'une de ses requêtes à Dieu (par l'intermédiaire de l'ange Gabriel), le Prophète prononça ces mots : "Facilite (les choses) pour ma Umma" ("Hawwin 'alâ ummatî") (Muslim, n° 820) ; "Je demande à Dieu Son Pardon, ma Umma n'a pas la capacité de cela [= de pouvoir se contenter d'une, de deux ou de trois harf]" ("Inna ummatî lâ tutîqu dhâlik") (Muslim, n° 821).
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Que désignent les termes "sept harf" dans le Hadîth "Ce Coran a été descendu avec sept harf" ?
Les variantes de récitation portent le nom de "qirâ'ât" (comme les a nommée Ubayy devant le Prophète : Muslim, n° 820). Et cette multiplicité des récitations est due à la permission des sept "harf" (pluriel : ahruf) (comme les a nommées le Prophète dans les hadîths, notamment celui-là même qu'a rapporté Muslim, n° 820, où il a justifié devant Ubayy l'existence de ces variantes de récitation par le fait que le Coran peut être récité selon sept harf). C'est donc le fait que le Coran a été révélé selon sept "harf" qui entraîne qu'il y existe des variantes de récitation ("qirâ'ât"). Les harf sont donc les catégories auxquelles différentes qirâ'ât peuvent être reliées.
Quand le Prophète a dit : "Ce Coran a été descendu avec sept harf. Récitez donc celle qui est facile pour vous", il ne voulait nullement dire que chaque mot ou chaque phrase du Coran pourrait être récitée selon sept variantes différentes (Fath ul-bârî, tome 9 p. 36). Ce que le Prophète a voulu dire, c'est que le total des catégories des variantes existant dans la totalité du texte coranique s'élève à sept.
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Et quelles sont ces 7 catégories de variantes ?
Il y a de nombreux avis sur le sujet. Nous nous contenterons d'en citer ici deux...
– Un premier avis :
D'après Ibn Jarîr at-Tabarî, il s'agit de sept dialectes arabes de l'époque.
A cet avis on objecte de façon pertinente que Omar ibn ul-Khattâb et Hishâm ibn Hakîm étaient tous deux qurayshites, et pourtant le récit (cité plus haut) montre que le Prophète leur avait enseigné la sourate al-Furqân avec des variantes.
– Un second avis :
D'après Ibn Qutayba et Abu-l-Fadhl ar-Râzî, il s'agit de sept catégories de variantes de récitation (cf. Al-Itqân, p. 147, Fath ul-bârî, tome 9 p. 37). Quel est le détail de ces sept catégories, il y a ensuite divergence entre ces ulémas...
D'après Abu-l-Fadhl ar-Râzî, il s'agit des catégories suivantes :
– 1) variantes d'accents (ikhtilâf ul-lahajât) : par exemple "nâs" / "nès" ; "yûmin" / "yu'min" ; "salaka-kum" / "salak'kum" ;
– 2) variantes dans le genre d'un nom (ikhtilâf ul-asmâ') : c'est-à-dire féminin / masculin ;
– 3) variantes de termes (al-ibdâl) : comme "al-'ihn" / "as-Sûf" (la seconde variante étant rapportée de Ibn Mas'ûd) ; ou comme "wa tal'hin" / "wa tal'in" (la seconde variante étant relatée par Alî : Fat'h ul-bârî tome 9 p. 37).
Ces 3 catégories des variantes sont liées aux différences dialectales existant alors entre différentes régions d'Arabie...
Les 4 catégories qui vont suivre sont quant à elles dues non plus aux seules différences dialectales mais à une multiplicité – due à la souplesse de la révélation coranique – de récitations, révélées ainsi au Prophète et transmise par ce dernier à ses Compagnons :
– 4) variantes liées aux cas syntaxiques (ikhtilâfu wujûh il-a'râb) : comme "al-'ayna" / "al-'aynu" ;
– 5) variantes de temps de conjugaison des verbes (ikhtilâfu tas'rîf il-af'âl) : "bâ'id" / "ba'ada" ;
– 6) variantes liées à une inversion de mots (ikhtilâf ut-taqdîm wa-t-ta'khîr) : comme "wa jâ'at sak'rat ul-mawti bi-l-haqqi" / "wa jâ'at sak'rat ul-haqqi bi-l-mawti", cette seconde variante étant celle relatée par Abû Bakr (Fath ul-bârî, tome 9 p. 37) ;
– 7) variantes liées à la majoration ou à la diminution d'un ou deux mots (ikhtilâf un-naqs wa-z-ziyâda) : comme "wa mâ khalaqa-dh-dhakara wa-l-unthâ" / "wa-dh-dhakari wa-l-unthâ" (la seconde variante étant rapportée du Prophète par Abu-d-Dardâ' ; Ibn Mas'ûd aussi récitait de la sorte).
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Si on retient cette interprétation des "7 harf", elle implique que, dans le premier temps, il n'y avait aucune harf à propos de la partie du texte coranique déjà révélée, puisque aucune variante n'y était possible.
C'est ce que, plus tard, Omar puis Uthmân exprimeront par cette phrase : "Le Coran a été descendu selon le dialecte ("lughat") des Quraysh" : ils voudront dire : "A l'origine, le Coran n'était récité que selon la prononciation qurayshite, car il n'y avait même pas la possibilité des variantes dues aux accents dialectaux"... Et c'est pourquoi Omar comme 'Uthmân préféreront, pour les Qurashites, qu'ils récitent selon le dialecte des Quraysh. C'est ainsi que se comprend l'explication de as-Samarqandî à propos des cas où il existe deux qirâ'ât, deux variantes ; as-Suyûtî écrit :
"حكى أبو الليث السمرقندي في كتاب البستان قولين: أحدهما أن الله قال بهما جميعا؛ والثاني أن الله قال بقراءة واحدة، إلا أنه أذن أن نقرأ بقراءتين.
ثم اختار توسطا وهو أنه إن كان لكل قراءة تفسير يغاير الآخر فقد قال بهما جميعا وتصير القراءتان بمنزلة آيتين، مثل: "حتى يطهرن". وإن كان تفسيرهما واحدا كـ"البيوت" و "البيوت" فإنما قال بإحداهما، وأجاز القراءة بهما لكل قبيلة على ما تعود لسانهم. قال: فإن قيل: إذا قلتم إنه قال بإحداهما فأي القراءتين هي؟ قلنا: التي بلغة قريش انتهى" (Al-Itqân, p. 254).
En tous cas, le terme "harf" désignant une "catégorie de variante de récitation", lorsque l'ange Gabriel dit au Prophète : "Dieu t'ordonne que ta Umma récite le Coran selon une harf / Récite-le selon une harf" (""Innallâha ya'muruka an taqra'a ummatuka-l-qur'âna 'alâ harf" / "Iqra'hu 'alâ harf"), cela se passa après la première demande que le Prophète adressa à Dieu à ce sujet, et l'Ange apportait alors la première réponse de Dieu : une catégorie de variantes était accordée. Puis, suite à la 2nde demande du Prophète disant "Je demande à Dieu Son Pardon, ma Umma n'a pas la capacité de cela", 2 harf furent accordées. Ensuite, suite à la 3ème demande, 3 harf le furent. Enfin, suite à la 4ème demande et par le biais d'une 4ème réponse, il y eut 7 harf (car c'est bien à la 4ème réponse que 7 harf furent accordés : Shar'h Muslim 6/102, Fat'h ul-bârî 9/32)...
Etaye cela ce que an-Nassâ'ï a rapporté et où on lit que quand l'ange Gabriel dit au Prophète : "Récite le Coran selon une harf" ("Iqra' il-qur'âna 'alâ harf"), l'ange Michel dit alors : "Demande-lui davantage" ("Istazid'hu") (Sunan un-Nassâ'ï, Fat'h ul-bârî 9/31) (d'après le commentaire de as-Sindî, c'est au Prophète que l'ange Michel dit cela : Michel voulait lui dire : "Demande à Gabriel de demander davantage à Dieu") ; quand Gabriel lui dit de réciter selon une harf, le Prophète avait donc déjà fait la première demande, et il s'agissait donc de la première réponse de Dieu...
Au début, il n'y avait donc aucune harf, donc aucune variante de récitation possible dans le texte coranique jusqu'alors révélé. Puis, suite à la demande du Prophète, Dieu accorda l'autorisation d'une harf, c'est-à-dire d'une catégorie de variantes. Suite à l'insistance du Prophète, 2 harf furent accordées, puis 3, enfin 7 harf furent accordées.
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En tous cas, chaque fois qu'un Compagnon lui faisait part de son étonnement devant le fait qu'il avait entendu un autre réciter la même sourate que lui avec les mêmes phrases mais avec de légères variantes quant à certaines lettres, le Prophète lui expliquait que le texte coranique a été révélé avec cette souplesse de récitation : "Cette sourate a été révélée ainsi et ainsi", disait-il, ou bien : "Tous les deux vous avez fait une récitation correcte" (voir les Hadîths cités dans Fat'h ul-bârî, tome 9 p. 34).
Cependant, il était systématiquement nécessaire que ce soit le Prophète lui-même qui ait enseigné ces variantes. (Peut-être que pour certaines catégorie de variantes infimes, telles que les différentes prononciations liées aux différences d'accents régionaux, et chose semblable, la permission générale suscitée "Récitez celle qui est facile par vous" était suffisante, et donc que toutes les variantes relatées à ce sujet n'ont pas été enseignées par lui de façon détaillée. Peut-être encore que, pour les variantes n'engageant pas la forme même du terme, il suffit qu'elles aient été récitées ainsi par un Compagnon ou un de ses illustres élèves. Nous avons exposé ces deux possibilités dans un autre article.)
Enfin, il convient de souligner, comme vous l'avez remarqué, que ces variantes de récitation sont mineures et n'affectent en rien le propos du texte.
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Conclusion :
Les orientalistes considèrent que c'est l'absence de signes diacritiques dans les premières copies du Coran qui est à l'origine d'une imprécision du texte, d'où l'existence de variantes dans sa récitation.
Mais ce n'est là que théorie et non conclusion prouvée.
Et les faits consistent en une inversion totale de la perspective : c'est en réalité le Prophète lui-même qui a enseigné des variantes de récitation.
Wallâhu A'lam (Dieu sait mieux).
copié de la maison de l'islam
Sheikh Abdourahman Ibn Nassir Al Barrak C'est lors des événements que sont dévoilés les hypocrites !
26/12/2013 11:33 par sunnia
Sheikh Abdourahman Ibn Nassir Al Barrak
C'est lors des événements que sont dévoilés les hypocrites !
Toutes les louanges appartiennent à Allah et que la bénédiction d'Allah et la paix soient sur le Messager d'Allah,
Ceci dit :
Parmi l'ignorance qui dévoile, parmi même ce qui engendre la corruption et entraîne une faiblesse dans la religion ce qu'ont accompli les écrivains, les éditorialistes et les journalistes en exagérant dans les éloges et en pleurant la mort du mécréant qui a causé sa propre perte le nommé Nelson Mandela alors qu'au même moment a été tué injustement le savant musulman Abdoul Qadir Mola au Bangladesh et ils n'ont même pas bougé d'un poil, ni prononcer ou écrit ne serait-ce qu'une parole, n'y a t-il pas plus sot comme agissement ?!
Parmi les sagesses d'Allah est qu'il dévoile les hypocrites lors de certains événements {Certes, Nous avons éprouvé ceux qui ont vécu avant eux; [Ainsi] Allah connaît ceux qui disent la vérité et ceux qui mentent.} et Allah le Très-Haut a dit :
{ Allah n’est point tel qu’Il laisse les croyants dans l’état où vous êtes jusqu’à ce qu’Il distingue le mauvais du bon.}
Et il y a une sagesse dans ces vers de poème :
Allah rétribue les événements de tous les biens
De manière à ce que je reconnaisse mon ennemi de mon ami !
Dicté par
Sheikh Abdourahman Ibn Nassir Al Barrak
Mardi 13 de Safar 1435
Exhortation à se préparé à ce qu'il y aura aprè la mort
26/12/2013 09:19 par sunnia
Exhortation à se préparé à ce qu'il y aura aprè la mort
Serviteurs et servantes d’Allah ! Faites preuve de Taqwa vis-à-vis d’Allah et appréhendez Sa colère ! Et prenez vos provisions avec vous ! Mais vraiment, la meilleure provision est la Taqwa ! Allah le Très-Haut a dit dans le sens du verset :
« Et propose-leur l’exemple de la vie d’ici-bas. Elle est semblable à une eau que Nous faisons descendre du ciel ; la végétation de la terre se mélange à elle. Puis elle devient de l’herbe desséchée que les vents dispersent.
Allah est certes Puissant en toutes choses ! Les biens et les enfants sont l’ornement de la vie de ce monde. Cependant, les bonnes œuvres qui persistent ont auprès de ton Seigneur une meilleure récompense et [suscitent] une belle espérance. »
(Sourate 18 versets 45-46)
Le Très-Haut dit à Son Prophète, paix et bénédictions d’Allah sur lui :
Propose-leur l’exemple de la vie d’ici-bas afin qu’ils la connaissent sous son vrai jour, qu’ils la connaissent en apparence et qu’ils connaissent ce qu’elle cache, et afin que celui qui a un cœur vivant prenne garde à sa parure et à sa beauté !
Car certes, sa tentation est grande ! Et le fait de s’y accrocher et la plus grande façon de dévier de l’obéissance d’Allah !
Et montre-leur que ce n’est qu’une jouissance éphémère ! Que le fait de s’y affairer revient à s’affairer avec ce qui n’apportera à la personne que regret et perte, sauf s’il s’agit d’une chose permettant de se rapprocher d’Allah !
Ainsi, l’exemple de la vie d’ici-bas est semblable à la pluie qui descend sur terre, se mélange à la végétation, puis germent toutes sortes de splendides couples de végétaux.
Et tandis que ses fleurs et ses parures sont plaisantes à voir, qu’elles font plaisir à ceux qui les regardent et qu’elles attirent le regard des insouciants, elles commencent déjà à se faner, elles jaunissent puis tombent en morceaux desséchées que les vents dispersent. Ainsi, s’en vont la végétation verdoyante, les fleurs chatoyantes et le paysage resplendissant ! Le sol se transforme en terre et en poussière, les regards s’en détournent et s’en écartent et le cœur s’en afflige.
Il en est de même pour ce bas-monde ! Tandis que celui qui y vit admire sa jeunesse, qu’il y devance ses contemporains, qu’il acquiert beaucoup d’argent, qu’il y cueille ses délicieuses fleurs, qu’il se laisse aller à ses passions à tout moment et qu’il pense qu’il y restera tout le temps, alors (tandis qu’il fait tout cela), la mort le frappe ou il se retrouve ruiné, et ainsi, sa joie disparaît, ses délices et ses plaisirs prennent fin, son cœur s’attriste à cause des souffrances et de la séparation d’avec sa jeunesse, d’avec sa force et ses biens ! Et il finit seul avec ses œuvres, bonnes ou mauvaises…
Là, l’injuste se mordra les doigts, quand il se rendra compte de la réalité sur laquelle il était, et il espérera revenir sur terre, non pas pour finir de s’adonner à ses passions, mais pour rattraper ce qu’il a délaissé en se repentant et en accomplissant de bonnes œuvres !
[Comme a dit le Très-Haut dans le sens du verset :
« Puis, lorsque la mort vient à l’un d’eux, il dit : « Mon Seigneur ! Fais-moi revenir (sur terre), afin que je fasse du bien dans ce que je délaissais. »
(Sourate 23 versets 99)
Donc, la personne sensée, résolue et qui réussit, c’est celle qui expose cela à son âme et qui lui dit : « Imagine que tu es morte, et tu vas forcément mourir, que préfères-tu ?
Préfères-tu ce bas-monde, la demeure de la pénibilité, et en jouir comme en jouissent les bêtes de troupeaux ? Ou bien préfères-tu le Paradis où il y aura tout ce que les âmes désirent et ce qui réjouit les yeux ?
Le Paradis, la demeure des pieux, avec tout ce qu’elle contient comme bienfait permanent qui ne disparaît pas et ne change pas ! Dont le plus grand (bienfait au Paradis) est la vision d’Allah, Glorieux et Majestueux !
Il s’y trouve des boissons et des nourritures bonnes et délicieuses ! Il s’y trouve les houris aux grands yeux, d’une beauté éblouissante qui dépasse l’imaginaire ! Le croyant ne peut la décrire malgré tous les efforts qu’il pourrait déployer pour le faire ! Il sera donné à la personne la force de cent hommes dans les rapports sexuels !
Et il s’y trouve une mer de lait, une mer de vin, une mer de miel et une mer d’eau ! Les habitants du Paradis ne meurent pas ! Ils ne dorment pas ! Ils ne s’ennuient pas ! Ils ne s’attristent pas ! Ils ne s’envient pas ! Ils ne se détestent pas ! Ils n’urinent pas ! Ils ne vont pas à la selle ! Ils ne crachent pas !
Les constructions s’y trouvant sont faites de briques d’or et d’argent ! Les arbres s’y trouvant ont des troncs en or ! La terre s’y trouvant est faite de musk ! Et ses cailloux sont des perles !
La parole d’Allah le Très-Haut dans le Hadith Qoudssi (hadith divin) vaut largement toutes ces descriptions :
« J’ai préparé pour mes serviteurs pieux ce qu’aucun œil n’a vu, ce qu’aucune oreille n’a entendu et ce qu’aucun cœur humain n’a jamais imaginé ! »
Par Allah ! S’il n’y avait eu aucune autre description du Paradis que celle-ci, elle aurait été suffisante pour nous motiver à le convoiter et à nous appliquer à faire des efforts pour le mériter ! Avec cette comparaison (celle entre ce bas-monde et le Paradis), on connaît la différence entre la réussite du serviteur heureux et son échec, entre son gain et sa perte !
C’est pour cela qu’Allah le Très-Haut a informé que les biens et les enfants étaient l’ornement de la vie de ce monde. Mais, le fait de revenir vers Allah, de s’adonner à Son adoration, de ramasser des bonnes actions, tout cela est meilleur pour vous que de vous occuper avec les biens et les enfants, de ramasser pour eux et d’avoir de l’affection pour eux de manière exagérée !
Et certes, il est demandé d’avoir de l’affection pour eux, il est demandé de s’occuper d’eux ! Mais dans le même temps, il est interdit que cela détourne notre attention de ce qui est plus important que cela, à savoir : les bonnes œuvres qui persistent !
[Faites attention à ne pas finir comme ceux au sujet de qui Allah le Très-Haut a dit :
« Nos biens et nos familles nous ont retenus »
(Sourate 48 verset 11)
Méditez sur le fait qu’Allah dans le début de cette même sourate, avant qu’Il ne dise que les biens et les enfants sont l’ornement, la beauté de la vie de ce bas-monde, Il avait dit :
« Nous avons placé ce qu’il y a sur la terre pour l’embellir, afin d’éprouver [les hommes et afin de savoir] qui d’entre eux sont les meilleurs dans leurs actions. »
(Sourate 18 verset 7)]
[Et méditez sur ce verset : après qu’Allah ait donné l’exemple de la vie de ce bas-monde et de son état éphémère, Il dit que ce qui s’y trouve se divise en deux : une sorte qui fait partie de son ornement dont on jouit un peu, puis il disparaît sans que la personne n’en tire aucun profit, et même pire, il se peut que cela lui nuise, et ce sont les biens et les enfants. Et la deuxième sorte, les bonnes œuvres qui persistent, qui durent, et qui sont utiles à la personne à tout jamais ! (voir tafssir Sa’di)
Serviteurs et servantes d’Allah ! Si la valeur des bonnes actions occupe une grande place dans le cœur du serviteur, alors, il méprisera ce bas-monde qu’il considérera insignifiant.
Et certes, n’importe quelle bonne action par laquelle le serviteur se rapprochera d’Allah, même un acte surérogatoire, cela sera meilleur que ce bas-monde et tout ce qu’il contient !
Selon Abou Hourayra, qu’Allah l’agrée, qui rapporte que le Prophète, paix et bénédictions d’Allah sur lui, passa près d’une tombe et dit :
« Qui est enterré dans cette tombe ? » Ils répondirent : « C’est untel. » Il dit alors : « Deux unités de prière sont plus aimés de cette personne que tout le reste de votre bas-monde ! »
Rapporté par At-Tabarani
Et selon Sa’d Ibn Aby Waqass, qu’Allah l’agrée, qui a dit :
« Il y avait deux frères. L’un des deux mourut quarante nuits avant l’autre. On cita au Messager d’Allah, paix et bénédictions d’Allah sur lui, les mérites du premier d’entre eux. Le Messager d’Allah, paix et bénédictions d’Allah sur lui, demanda alors : « L’autre n’était pas musulman ? » Ils répondirent : « Si, et il était bien. »
Alors le Messager d’Allah, paix et bénédictions d’Allah sur lui, dit : « Que savez-vous du niveau que lui a fait atteindre sa prière (c’est à dire : qu’il a effectué durant les quarante nuits qu’il a vécu après la mort de son frère. (المنتقى شرح موطأ مالك)) Certes, l’exemple de la prière est comme celui d’un fleuve débordant d’eau fraiche passant devant la maison de l’un d’entre vous et dans laquelle il se laverait cinq par jour tous les jours, est-ce que vous pensez qu’il resterait sur lui de la saleté ? Donc, vous ne savez pas quel niveau sa prière lui a fait atteindre ! »
Rapporté par Ahmed et Malik.
Donc, faites preuve de Taqwa serviteurs et servantes d’Allah en accomplissant ce qu’Il vous a ordonné et en vous écartant de ce qu’Il vous a interdit !
Et que ce bas-monde ne vous détourne pas de ce pour quoi vous avez été créés (c’est à dire l’adoration d’Allah) !
Rachid Abou Nawoufal Al Maghribi
Le premier et le plus mauvais des Khawarij était Thul-Khuwaisarah
24/12/2013 09:51 par sunnia
Le Sahabi Abu Sa'id al-Khoudri (qu’Allah soit satisfait de lui) a dit : «’Ali Ibn Abi Talib envoya du Yémen de l'or enveloppé dans du cuir teint au Messager d'Allah (salut et bénédictions d’Allah sur lui), qui l’a partagé entre quatre personnes : Zaid al-Khail, Al-Aqra Ibn Habis, ‘Uyainah Ibn Hisn et ‘Alqamah Ibn Ulathah.
Une personne parmi les compagnons a fait remarquer qu'elle était plus en droit de recevoir cette richesse que ces personnes.[
Quand cette remarque parvint au Prophète (salut et bénédictions d’Allah sur lui) il dit : « Ne me faites-vous pas confiance à qui Celui au-dessus des cieux a fait confiance ? La révélation vient à moi des cieux matin et soir. »
Alors un homme avec les yeux enfoncés, les pommettes hautes et élevées, un front saillant, la barbe épaisse et le crâne rasé se redressa et dit « Muhammad! Craint Allah. »
Le Prophète (salut et bénédictions d’Allah sur lui) s'est tourné vers lui et a répondu : « Malheur à toi. Ne suis je pas la personne qui craint Allah le plus ? » L'homme s’en alla alors et Khalid Ibn al-Walid (qu’Allah soit satisfait de lui) se précipita et dit : « 0 Messager d'Allah, puis-je lui trancher la tête? » Mais le Prophète (salut et bénédictions d’Allah sur lui) dit : « Peut-être observe-t-il la prière. » Khalid (qu’Allah soit satisfait de lui) dit alors : « Peut-être est-ce un homme qui observe les prières et dit avec sa langue ce qui n'est pas dans son coeur. »
Le Prophète (salut et bénédictions d’Allah sur lui) répondit : « Je n'a pas été ordonné de percer le coeur des gens ou de fendre leurs ventres. » Alors il jeta un coup d'oeil sur l'homme qui s’en allait et dit : « Il surgira de la progéniture de cet homme un peuple qui récitera le Qur'an, mais qui n’ira pas au delà de leurs gorges; ils traverseront la religion comme une flèche traverse sa cible. »
Cet homme s'appelait Thul-Khuwaisarah at-Tamimi et il est considéré le premier Khariji à surgir dans l'Islam.
La racine de son mal est qu'il a préféré sa propre opinion à celle du Prophète (salut et bénédictions d’Allah sur lui).
S’il avait attendu pour entendre ce que le
Prophète (salut et bénédictions d’Allah sur lui) avait à dire, il se serait rendu compte qu'aucune opinion ne peut avoir la priorité sur celle du Messager d'Allah (salut et bénédictions d’Allah sur lui).
Et, c'est la tribu de cet individu qui plus tard a levé les armes contre le Calife ‘Ali Ibn Abi Talib (qu’Allah soit satisfait de lui).
Extrait de tablis iblis d'ibn al Jawzy
celui qui tourne en dérision une chose dans laquelle Allah, le Coran ou le Prophète sont mentionnées
24/12/2013 08:40 par sunnia
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Allah
dit : « Et si tu les interrogeais, ils diraient très certainement : « Vraiment, nous ne faisions que bavarder et jouer. » » (Sourate At-Tawba, v. 65)
Ibn ‘Oumar, Muhammad ibn Ka’b, Zayd ibn ‘Aslam et Qatâdah (رضي الله عنهم) rapportent dans un hadith composé de leurs propos respectifs que lors de la bataille de Tâbûk, un homme déclara : « Jamais nous n’avons vu d’individus plus voraces, plus menteurs et plus lâches lors d’un assaut que ces lecteurs » désignant par ‘lecteurs’, le Prophète
et ses Compagnons qui étaient assidus dans la lecture du Coran.
‘Awf ibn Malik
dit alors à cet homme : « Tu mens ! D’ailleurs tu n’es qu’un hypocrite ! Et je m’en vais de ce pas informer le Prophète de tes propos. » ‘Awf alla donc voir le Prophète
pour l’en informer, mais la révélation divine l’avait précédé. L’homme qui avait tenu des propos malveillants vint au Prophète
alors que celui-ci quittait les lieux sur sa chamelle. L’homme s’expliqua : « Ô Messager d’Allah ! Nous ne faisions que bavarder et discuter comme discutent les voyageurs, afin d’atténuer la fatigue du voyage ! »
Ibn ‘Umar
dit : « Je le vois encore s’agripper à la bride de la chamelle du Prophète
, trébuchant sur les cailloux jonchant le chemin en le suppliant : « Vraiment, nous ne faisions que bavarder et jouer ! » Le Prophète
lui répondait alors : « Est-ce d’Allah, de Ses versets (le Coran) et de Son Messager que vous vous moquiez ? » (Sourate At-Tawba, v. 65) sans même daigner se tourner vers lui, ni rien ajouter à ses propos. » (Rapporté par Ibn Abî Hatim)
« Et si tu les interrogeais, ils diraient très certainement : « Vraiment, nous ne faisions que bavarder et jouer. » Dis : « Est-ce d’Allah, de Ses versets (le Coran) et de Son Messager que vous vous moquiez ? » Ne vous excusez pas : vous avez bel et bien rejeté la foi après avoir cru. » (Sourate At-Tawba, v. 65)
Ce verset est un texte explicite concernant le fait qu’une personne qui se moque d’Allah, du Prophète
ou des signes d’Allah (le Coran) est mécréante, et que ses excuses indiquant qu’elle ne faisait que s’amuser et jouer ne lui seront d’aucun secours, et qu’elle est bel est bien mécréante.
Ce verset a été révélé au sujet des hypocrites. Quant aux adeptes du Tawhid, jamais aucune forme de moquerie ne transparaît dans leur propos.
Un fondement par lequel les gens de la Sunna se différencient des innovateurs au sujet du takfir
24/12/2013 08:18 par sunnia
Le cinquième point est que parmi les fondements des gens de la Sunna et du groupe dans ce sujet, et par lequel ils s’opposent aux khawarij, aux mou’tazila et aux mourjia dans le sujet de la foi et du takfir, le fait qu’ils différencient entre le takfir al moutlaq et le takfir al mou’ayyan. C’est-à-dire qu’ils différencient entre le takfir d’un type d’individus dans l’absolu, sans détermination, et entre le takfir d’un individu en particulier.
Le fondement des gens de la Sunna et du groupe est qu’ils déclarent mécréant celui qui a été déclaré mécréant par Allah et Son Messager (صلى الله عليه و سلم), parmi les groupes ou les individus. Ils déclarent mécréants les juifs, les chrétiens, les majouss et les adorateurs d’idoles parmi les mécréants d’origine, car Allah a attesté de leur mécréance.
Nous disons donc : les juifs sont des mécréants, les chrétiens sont des mécréants, les associateurs sont des mécréants, les associateurs comme ceux qui adorent les idoles, les étoiles, le feu ou une personne quelconque, etc. Ceux-là sont des mécréants d’origine, leur mécréance a été révélée dans le Coran.
Également, nous affirmons dans l’absolu la mécréance de ceux qu’Allah a jugés mécréants dans le Coran parmi ceux qui ont renié une chose dans le Coran. Nous disons : quiconque renie un verset ou même une lettre du Coran mécroit. Nous disons : quiconque rend licite l’intérêt, qui est unanimement interdit, mécroit, quiconque rend licite le vin mécroit, quiconque modifie la religion d’Allah mécroit, quiconque appelle les gens à adorer sa personne mécroit, etc.
Ils affirment donc cette règle de manière absolue, mais lorsqu’il s’agit d’analyser la situation d’un individu en particulier, ils considèrent cela comme un jugement d’un individu en particulier. Ils renvoient donc cela à celui qui a les capacités d’être juge ou de délivrer des fatwas.
Le premier, qui est le takfir al moutlaq, dans l’absolu, sans détermination, fait partie des choses qu’il est obligatoire au croyant d’apprendre pour se soumettre à l’ordre d’Allah et à celui de Son Messager (صلى الله عليه و سلم), et pour qu’il croit en ce qu’Allah a ordonné et en ce dont Il a informé. Déclarer mécréant le type d’individus qu’Allah a déclaré mécréant est obligatoire. Et refuser de faire cela revient à refuser la législation d’Allah.
Quant à l’individu en particulier, ils ne le déclarent mécréant que si les conditions sont réunies et qu’il n’y a pas d’empêchement. Et les conditions sont réunies ainsi que les empêchements levés auprès de celui qui maitrise la vérification des preuves ainsi que des conditions et l’absence d’empêchement. Celui-ci est le savant dans la législation d’Allah qui a les capacités d’être juge ou de délivrer des fatwas. Il juge donc chaque individu particulier en fonction de ce qu’il mérite.
Fait donc partie de leurs fondements de faire la différence entre le jugement sur un individu en particulier et entre la parole dans l’absolu. Il y des preuves qui confirment ce fondement parmi les actes des Imams des Salafs et leurs paroles.
Par exemple, l’imam Chafi’i a jugé une parole de Hafs pendant un débat comme étant de la mécréance, mais il ne l’a pas déclaré apostat. De la même manière, ceux qui ont déclaré la mécréance de ceux qui disent que le Coran est créé, ou qu’Allah ne va pas être vu dans l’au-delà, ils n’ont pas appliqué cela sur un individu en particulier. C’est pour cela que lorsque l’Imam Ahmad a prononcé la mécréance de celui qui dit que le Coran est créé, il n’a pas déclaré mécréant de manière particulière l’émir des croyants de son époque qui a appelé à cela. Plutôt, il n’a déclaré mécréant aucun des trois émirs : Al Mamoun, puis Al Mou’tassim, puis Al Wathiq, jusqu’à ce que vienne l’époque d’Al Moutawakkil.
Les Imams de l’Islam se sont appuyés sur cela, comme l’a mentionné Cheikh Al Islam Ibn Taymiya, pour dire que la mécréance dans l’absolu est différente de la détermination d’un individu mécréant.
Car comme je l’ai mentionné, pour spécifier un individu, il y a besoin de choses, car cela revient à le faire sortir de la religion et ceci a des conditions et des empêchements.
Extrait d’un cours de Cheikh Salih Al Cheikh (Explication d’al aqida at-tahawiyya, cassette n°26, à partir de 35 minutes et 34 secondes.)
24/12/2013 08:13 par sunnia
Shaykh Salih al Shaykh La différence entre invoquer pour le gouverneur et l'éloger
23/12/2013 12:45 par sunnia
Question:
Celui ci dit: quel est le jugement légal de l'invocation pour le détenteur de l'autorité, que cela soit lors du sermon du joumou'a ou autre et quel est ton avis sur l'absence de permission d'Al Châtibi de cela dans son livre al i'tissâm?
Shaykh Sâlih Al shayklh:
L'invocation pour le détenteur de l'autorité n'existait pas à l'époque des califes biens guidés et elle est apparue à la fin de l'époque des Compagnons et à l'époque des tabi'in et elle demeure une sounna jusqu'à notre jour et la raison de cela c'est que lorsqu'apparurent les khawarijs et les khawarijs voyaient dans la haine envers les gouverneurs des musulmans, et les détester et sortir contre eux de la religiosité et les gens de la sounnah s'opposèrent à eux par l'invocation apparente sur les manabir publiquement pour le détenteur de l'autorité tout comme ahl as sounnah se sont opposés aux rawâfidh en étant satisfaits des épouses du Prophète sala Allah 'alayhi wa salam et sa famille sur le minbar. Lorsqu'apparurent les innovations, l'opposition aux innovateurs devint une sounna mâdhiya et c'est pour cela que les savants ont rappelé que parmi les sounan du sermon du joumou'a c'est qu'on y invoque pour le détenteur de l'autorité et l'invocation pour le détenteur de l'autorité est une sounnah mâdhiya et parmi les signes d'ahl as sounnah c'est l'invocation pour le détenteur de l'autorité et parmi les signes des gens des innovations c'est l'invocation contre le détenteur de l'autorité comme le mentionna Al Barbahâri et autres dans le livre Al Sounnah.
MAIS l'invocation est une chose et l'éloge en est une autre et l'éloge n'est pas permise car on on souhaite par elle [l'éloge] le bas monde quant à l'invocation, on souhaite par elle la réforme de la religion et du bas monde et de l'au delà donc l'invocation est motivée par une chose religieuse pour Allah quant à l'éloge envers les gens, ils ont divers objectifs c'est pour cela que les savants faisaient des invocations mais ne faisaient pas une seule éloge dans l'absolu, il se peut que certains félicitaient certains d'une félicitation spécifique restreinte pour faire apparaître un intérêt d'un acte qu'a accomplit le détenteur de l'autorité MAIS ceci est une exception ce n'est pas une règle établie de féliciter pour l'encourager au bien et le lui faire souhaiter et l'y inciter. Quant à l'éloge, elle ne fait pas partie des actes des pieux prédécesseurs mais fait partie de leurs actes l'invocation car on espère par l'invocation la réforme de la religion et si la religion du détenteur de l'autorité se réforme beaucoup de choses se réformeront. ....
Source: http://www.al-afak.com/attachment.ph...9&d=1387295536
Le débat d'Ibn Abbas avec les khawarijs
23/12/2013 11:56 par sunnia
Un jour, je vins chez 'Ali (qu’Allah soit satisfait de lui) avant la prière de midi et lui ai dit : « 0 Amir al-Mu'minin, puisse la prière vous apaiser – permettez-moi de rendre visite aux rebelles et de leur parler. D'abord 'Ali (qu’Allah soit satisfait de lui) a répondu qu'il craignait pour ma personne mais il finit par me permettre d’y d'aller quand je l'ai assuré que j'étais connu parmi eux comme une personne de bon caractère qui ne blesserait personne. Je suis alors allé mettre mes meilleurs vêtements de tissu de Yéménite et mes sandales et suis allé les voir à midi.
Quand je suis entré dans leur camp, j'ai trouvé un peuple dont la dévotion dans la prière
est semblable à ce que je n'avais jamais vu. Leurs fronts étaient marqués suite aux prosternations continues et prolongées, et leurs paumes étaient calleuses comme les genoux des chameaux. Leurs vêtements étaient lavés et leurs visages marqués par une nuit passée sans dormir. Quand je les ai salués, ils ont répondu : « Bienvenue Ibn 'Abbas, qu’est-ce qui vous ramène ici ? J'ai répondu : « Je suis venu de la part des Muhajirs, des 'Ansars et du gendre du Prophète (salut et bénédictions d’Allah sur lui) parmi qui le Qur'an a été révélé. Ils savent son interprétation mieux que vous." Certains d'entre eux ont refusé de discuter avec moi parce que
j'étais un Quraishite disant qu'Allah, le plus grand et le glorieux a dit : « Ce sont plutôt des gens chicaniers. » (Sourate 43, verset 58). Cependant, deux ou trois d'entre eux ont suggéré que je parle avec eux, alors j’ai dis : « Dites-moi ce que vous avez contre le gendre du Messager d'Allah (salut et bénédictions d’Allah sur lui), les Muhajirs, et les 'Ansaars, parmi qui le Qur'an a été révélé ? Il n'y a pas un seul d’entre eux parmi vous et ils connaissent l’interprétation du Qur'an mieux que vous. » Ils ont répondu qu'ils avaient trois raisons pour lesquelles ils étaient contre 'Ali (qu’Allah soit satisfait de lui). Quand je leur ai demandé quelles étaient-elles, ils ont dit : « la première est qu'Ali a fait des hommes des juges dans les affaires d'Allah quoi qu' Allah, le plus grand et le glorieux, a dit : « Le jugement appartient seulement à Allah. » (Sourate 6, verset 57). Ainsi quelle valeur ont des hommes et leurs décisions après la déclaration d'Allah? » J'ai dit : « Ceci est un point et quoi d’autre encore? » Ils ont répondu : « Quant au deuxième point, c'est qu'il a combattu et tué ses ennemis, pourtant il n'a pris ni captives ni butin de guerre. Si c’était parce que l'ennemi était des croyants, pourquoi nous était il permis de les combattre et de les tuer pour ne pas faire de captifs? » J'ai dit : « Et quel est le troisième point? » Ils ont répondu : « Il s’est retiré le titre d’Amir al-Muminin (chef des croyants). » S’il n'est pas Amir al Muminin alors sûrement il doit être Amir al-kafirin (chef des mécréants). Je leur ai demandé s’ils avaient autre chose à rajouter en plus de ces points, et ils répondirent que c'était suffisant. Je leur ai alors dit : « Quant à votre point au sujet du jugement des hommes dans l'affaire d'Allah, je vais vous réciter quelque chose du livre d'Allah qui réfutera votre point. Mais si je le fais, vous
rétracterez-vous sur votre position? » Quand ils ont répondu qu'ils le feraient, j'ai dit : « En vérité, Allah a relégué aux hommes un domaine de Son jugement dont la valeur n’excède pas quatre dirhams, le prix d'un lapin, dans ce verset :
« O les croyants! Ne tuez pas de gibier pendant que vous êtes en état d'Ihram. Quiconque parmi vous en tue délibérément, qu'il compense alors, soit par quelque bête de troupeau, semblable à ce qu'il a tué, d'après le jugement de deux personnes intègres parmi vous,… » (Sourate 5, verset 95)
De même, il a relégué aux hommes un domaine de Son jugement au sujet d'une femme et de son mari dans ce verset :
« Si vous craignez le désaccord entre les deux [époux], envoyez alors un arbitre de sa famille à lui, et un arbitre de sa famille à elle. Si les deux veulent la réconciliation, Allah rétablira l'entente entre eux. Allah est certes, Omniscient et Parfaitement Connaisseur. » (Sourate 4, verset 35)
« Je vous implore, par Allah! Le jugement de l'homme pour réconcilier ce qui est entre eux-mêmes, et pour empêcher le versement du sang est-il plus excellent que le jugement de l'homme pour un lapin ou d'une femme (obligations et droits de famille) ou pas?
Lequel des deux est le plus important? » Quand ils ont répondu que l'arbitrage l’était, je leur ai demandé s’ils rétracteraient leur objection à l'accord d'Ali (qu’Allah soit satisfait de lui) pour l'arbitrage et ils acceptèrent.
J'ai dit : « Quant à votre point au sujet d’Ali (qu’Allah soit satisfait de lui) combattant sans prendre de captifs ou de butin de guerre, il signifie que vous auriez pris votre mère, 'Aïshah, puisse Allah être satisfait d’elle, comme captive.
Par Allah, si vous dites qu'elle n'est pas votre mère, vous avez quitté l’Islam et, par Allah, si vous dites que vous auriez fait d’elle une captive et rendu permis ce qui est permis dans le cas des autres (c.-à-d. rapport sexuel), vous avez quitté l’Islam. Vous êtes coincé entre deux graves erreurs pour Allah, le plus grand, le glorieux qui a dit:
« Le Prophète à plus de droit sur les croyants qu’ils n’en ont sur eux-mêmes ; et ses épouses sont leurs mères. » (Sourate 33, verset 6)
Je leur ai alors demandé s’ils rétracteraient leur objection au refus de Ali (qu’Allah soit satisfait de lui) de prendre ses adversaires musulmans défaits comme des captifs et eux ils ont convenu.
Alors j'ai dis : « Quant à votre point au sujet du retrait de son titre " Amir al-Mu'minin ", je vous donnerai un exemple semblable au sujet de quelqu'un avec de qui vous êtes satisfait. Le jour de Hudaybiyah, le Prophète (salut et bénédictions d’Allah sur lui) a fait un traité avec les païens représentés par Abu Sufyaan ibn Harb et Suhail Ibn ‘Amr. Il a demandé à ‘Ali (qu’Allah soit satisfait de lui) de le mettre par écrit pour eux, ainsi 'Ali (qu’Allah soit satisfait de lui) a écrit: « Ce sont les limites de la paix convenues par Muhammad, Messager d'Allah. » Cependant, les païens ont objecté et ont dit : « Par Allah, nous ne vous connaissons pas pour être un Messager d'Allah, parce que si nous vous connaissions pour être ainsi, nous ne vous aurions pas combattu. » Le Prophète (salut et bénédictions d’Allah sur lui) a alors dit : « 0 Allah, vous savez que je suis un Messager d'Allah. Efface le, 0 'Ali, et écrivez: « ce sont les limites de la paix convenues par Muhammad ‘Ibn 'Abdallah. Par Allah, sûrement le messager d'Allah est meilleur que 'Ali, et il a effacé le titre. » Près de deux mille des Khawarij ont rétracté leurs positions et ont rejoint les forces de 'Ali (qu’Allah soit satisfait de lui) tandis que le reste d'eux se révoltèrent et furent tué."
Cité par Ibn al Jawzy dans Tablis Iblis




